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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:21
 
Challenge anglais
 
 
4ème de couv' :
A Londres, en 1866, Basil Hallward peint le portrait d'un séduisant jeune homme, Dorian Gray. Ce dernier s'amourache de Sybil Vane, une chanteuse de cabaret, mais les conventions rigides de son milieu le font rompre et elle se suicide. En rentrant chez lui, il trouve que son portrait a une expression plus dure, presque cruelle...
 
 
 
Mon avis :
277 pages. Roman publié en 1890.
Bon, vous allez vite le comprendre, spécialement si vous allez directement consulter la note attribuée à ce roman : j'adore ce livre et il fait partie de mes livres préférés. Il y a tant et tant de livres, de qualités diverses, écrits à travers les âges que, de manière générale, je rechigne à me replonger dans une histoire déjà appréhendée. Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de faire une exception et je dois, à ce titre, vous faire part de l'appréhension qui m'a accompagnée lorsque je me suis lancé dans cette entreprise.
L'adolescent que je fus avait adoré ce roman. Je craignais légitimement que le temps, l'expérience et la vie, simplement, puissent altérer mon jugement sur l'oeuvre signée Oscar Wilde. Quelque vingt années sont passés mais le pouvoir d'attraction de ce texte demeure intact.
 
L'histoire, vous la connaissez toutes et tous : c'est celle d'un jeune homme unanimement reconnu comme l'un des meilleurs partis d'Angleterre, tant par sa beauté que par sa richesse. Mais l'homme est effrayé à l'idée de vieillir puis de mourir. Aussi, lorsque son ami Basil Hallward réalise son portrait, celui-ci est si ressemblant que, dans une malheureuse prophétie, Dorian Gray souhaite que la peinture subisse les ravages et les affres du temps tandis que son visage conserverait à jamais son éclat naturel...
 
Les années défilent dans le Londres tantôt lugubre des bouges mal-fâmés, tantôt scintillant des beaux quartiers de West End sans qu'elles n'aient d'emprise réelle sur le magnifique Dorian, perverti par Lord Henry Wotton et ses conceptions immorales de l'existence.
Dès lors, l'homme s'enfonce chaque jour un peu plus dans l'Arrogance, le Cynisme et l'Aliénation de ce qu'il ne fédère pas autour de sa personne. Mais le portrait, lui, évolue. C'est d'abord une lèvre un peu plus pincée que celle peinte originellement. Puis, les traits se durcissent, le front se creuse de sillons quand la peau se fâne invariablement. Le sang afflue sur des mains de plus en plus calleuses à mesure que le beau Dorian voit son âme se déchiqueter lentement.
 
 
Je vais oser _ et vous pardonnerez ici mon hardiesse _ une analogie quelque peu mystique de mon rapport à ce livre à son histoire elle-même : l'intrigue, intemporelle, agit de la même façon sur le "presque" quadragénaire Antoni qu'elle n'a agi sur l'ado inconsistant et irrésolu que j'étais au moment de ma première lecture.
Le chef-d'oeuvre d'Oscar Wilde, à l'instar de ma passion pour ce livre, est comme Dorian Gray, il ne perd pas de sa beauté et de son authenticité. En définitive, je pourrais (peut-être ?) relire ce livre dans une vingtaine d'années. Ma perception en demeurera inchangée.
Et si c'était le support lui-même, le livre, qui subissait les assauts du temps. L'issue en serait alors évidente. Comme je ne pourrai me défaire de l'emprise de cette histoire, il me suffirait de me débarrasser du livre. Et seulement du livre...
Voilà, j'en ai terminé avec l'allusion mystique. Et je tenais à remercier toutes les personnes qui ont sorti leurs camisoles pour me rendre une petite visite de s'être finalement abstenues. Je vous rassure, je suis encore un peu sain d'esprit (sauf lorsque je rédige mes récap' mensuels dédiés au challenge GOD SAVE THE LIVRE !!!!)
 
Ce n'est pas si souvent que je prononce le panégyrique d'un livre mais, cette fois-ci, il ne pouvait en aller autrement. Parce que c'est vous, je vous propose de visionner la bande-annonce de l'adaptation cinématographique de 2009 avec Ben Barnes (Dorian Gray) et Colin Firth (Lord Henry Wotton).
 
 

 

 

 
 
Ma note : 8 / 5.
 
Ce fantastique roman, sélectionné dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE, est le 22ème livre lu depuis le début de l'année.
 
 
 
Oscar Wilde (1854 - 1900), entre autres déclarations pleines de bon sens, a déclaré :
 
"Life is too important to be taken seriously !"
 
"Man is least himself when he talks in his own person. Give him a mask and he will tell you the truth."

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Published by ANTONI - dans Oscar Wilde
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commentaires

dasola 28/10/2013 15:22

Bonjour Antoni, Le portrait de Dorian Gray de Wilde est un classique incontournable pas ennuyeux du tout. Ca n'a pas vieilli du tout comme le film de 1945 d'Albert Lewin (je n'ai pas vu celui dont
tu parles) Bonne après-midi.

ANTONI 29/10/2013 20:25



Salut Dasola, je suis ravi que tu ais apprécié ce livre qui fait partie de mes livres de chevet. Et je suis surpris que peu de gens aient réagi à mon article, non pas qu'il était génial
() mais je pensais que ce roman ferait davantage réagir. J'avoue ne pas connaître le film d'Albert Lewin mais je pense en
avoir vu quelques extraits lorsque j'ai recherché la vidéo jointe.


Merci de ton passage Dasola. A bientôt. Bonne soirée.



Frankie 27/08/2013 18:14

:D

Frankie 27/08/2013 09:45

Contrairement à toi, ce livre fit partie de mes flops 2010. Je n'avais accroché ni aux personnages ni au style qui m'avait paru assez ennuyeux par moment. Ce fut donc un rendez-vous manqué avec
Dorian Gray.

ANTONI 27/08/2013 15:07



Mince alors ! Comment on fait, du coup, Frankie ? On se parle encore ou quoi ???


Comme toujours, les goûts et les couleurs... Et c'est tant mieux ! Ce serait dommage qu'une minorité de livres recueille tous les vivats des lecteurs tandis que la majorité serait vilipendée à
l'envi. C'est sans doute ce qui fait l'une des richesses de la lecture : sa diversité.


Merci d'être passée très chère et à bientôt...