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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 13:50

 

Challenge anglais

 

Bonjour à toutes et à tous,

bienvenue à vous. Cet article constitue la première étape de notre traversée de l'année 2012 en lectures britanniques. Je profiterai de cet article pour souhaiter la bienvenue à toutes celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette aventure cette année.

 

Pour les habitué(e)s du challenge, vous savez de quelle façon je commence mes récapitulatifs ; je préciserai pour les petites nouvelles et les petits nouveaux que je tente d'évoquer via une petite anecdote un fait marquant du mois écoulé. Au départ, cela me paraissait évident de parler du 29 février 2012, une journée qui ne trouvera d'écho que dans quatre ans dès lors que nous avons entamé le mois de mars. Et puis, en réfléchissant, je me suis aperçu que durant ce mois de février s'est produit un événement dont la fréquence est plus faible que deux passages de la comète de Halley. Rappel des faits :

 

"Alors, ma chérie ?

- Alors, toujours pareil ! Il est dehors... encore.

- Mais qu'est-ce qui lui prend ? Vous vous êtes accrochés hier soir ?

- Penses-tu ! Si c'était ça, je saurai à quoi m'en tenir. Non, il ne laisse rien filtrer en apparence, il est même souriant parfois.

- Oui, je vois, avec son sourire ultra brite bien agaçant. Et puis cette moustache, franchement : une nouvelle lubie ? C'est le démon de midi qui le prend ou quoi ?

- Dis, je t'en prie, c'est de mon Jean que tu parles, pas d'une vague amourette dont les sentiments se seraient déjà envolés !

- Excuse-moi, trésor mais il faut que tu crèves l'abcès, là. La situation va devenir intenable à ce rythme-là.

- Si tu arrives à le faire parler, je te laisse l'initiative !!! Et ton mari, au fait. Peut-être que... Après tout, entre hommes, il y a des conversations qui peuvent servir de déclic.

- Demande-lui, le voilà.

- Salut mignonne.

- Salut Oscar.

- Oh la la, ne me dis rien. Toujours Jean ?

- Oui, malheureusement... On se disait que tu pourrais peut-être aller lui parler et briser la glace. Il parlera sans doute à un homme qu'il respecte à défaut de parler à sa femme.

- On peut toujours essayer. Je vous laisse, les filles. Je m'en vais de ce pas le retrouver dans son verger. Il doit bien s'y sentir. Il parait que le voisin l'a vu une fois virevolter (si, si, je vous jure que c'est ce qu'il a dit !) au milieu de ses pommiers.

- Ce n'est pas banal quand même. Quelque chose le tracasse ou le dépasse, c'est évident.

- Je ne sais plus quoi penser de tout ça.

 

(...)

 

- Ohé, du jardin ?

A la vue d'Oscar, le visage de Jean s'illumina brusquement et, comme dans une délivrance, l'homme plongé dans son mutisme depuis plusieurs semaines s'exclama :

- Whaooouh, formidable, génial. Oh, p... merci, I love you ! "

   


84 ans que l'on attendait ça. En espérant que l'ami Jean ne soit pas qu'une comète dans le ciel Hollywoodien !

 

Allez, c'est parti pour le récapitulatif de vos lectures :

 

 

A
Martin Amis - Poupées crevées : Une comète

Jane Austen - Northanger Abbey : Syl

B

Alan Bennett - La reine des lectrices : Philisine Cave

Gyles Brandreth - Oscar Wilde et le jeu de la mort : Arieste, Syl

Gyles Brandreth - Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles : Syl

Gyles Brandreth - Oscar Wilde et le nid de vipères : Sharon

C

Cathy Cassidy - Coeur guimauve : L'addicte Platine Girl

James Hadley Chase - Meurtres au pinceau : Philippe D

Agatha Christie - Allo, Hercule Poirot... : Enna

Agatha Christie - Jeux de glaces : Enna

Agatha Christie - Le cheval pâle : Sharon

Agatha Christie - The secret adversary : Val bouquine

D

Roald Dahl - L'invité : Sabbio

F

Susan Fletcher - Un bûcher sous la neige : Val bouquine

G

Elisabeth Gaskell - Nord et Sud : Jeneen, Syl

Graham Greene - Rocher de Brigthon : Prune

H

Nick Hornby - Slam : Val bouquine

M

Alexander McCall Smith - Les larmes de la girafe : Sharon

Alexander McCall Smith - Vague à l'âme au Botswana : Sharon

Michael Morpurgo - Cheval de guerre : Antoni

N

Melissa Nathan - The Waitress : Alice

P

Bella Pollen - L'été de l'ours : Alice

S

William Shakespeare - La mégère apprivoisée : Sharon

W

Scott Westerfeld - Leviathan : Owl

Oscar Wilde - An ideal husband : Jeneen

Oswald Wynd - Une odeur de gingembre : Val

 

Je le répète ici, les lectures en VO apparaissent en rouge.

 

Et voilà pour le mois de février. Je rappelle également que les lectures prises en compte sont celles qui ont été chroniqués durant le mois concerné. Au-delà, elles figureront sur le prochain récap'.

 

A présent, je vous laisse consulter votre palmarès, vous permettant de vous situer par rapport à vos objectifs personnels.

 

Cinq livres lus (catégorie Prince Charles) :

Sharon (Sharon is back and she' gonna tout péter !)

 

Quatre livres lus :

Syl (Syl is also in the place !)

 

Trois livres lus :

Val bouquine,

 

Deux livres lus :

Alice, Enna, Jeneen,

 

Un livre lu (catégorie Dirty Harry et/ou Queen Mum) :

Antoni, Arieste, L'addicte Platine Girl, Owl, Philippe D, Philisine Cave, Prune, Sabbio, Une comète, Val.

 

Voilà pour le mois de février 2012. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne journée et vous donner rendez-vous next month.

 

See U.

   



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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:02
 
Challenge anglais
4ème de couv' :
Une très belle histoire d'amitié, de sagesse et d'humanité. Joey le cheval de ferme, devenu cheval de guerre, en 1914, nous raconte son histoire, avec simplicité. Témoin de la Grande Guerre, il va vivre l'horreur des combats auprès des Britanniques, des Allemands, ou du côté des Français. Pour lui, les soldats, les paysans, les officiers, les vétérinaires ne sont pas des ennemis, mais des hommes, chez qui il rencontre la bonté comme la méchanceté. Joey partage leurs souffrances et leurs peurs, et sait leur redonner de l'espoir.
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Mon avis :
202 pages. Roman publié en 1982.
Pour commencer, je voudrais remercier ma fille Syrielle qui m'a gentiment prêté ce livre pendant les vacances. Il est tombé à point nommé après différentes lectures un peu "dures" pour ne pas écrire sanguinolentes ou sordides. Bref, j'ai trouvé ce roman rafraichissant et ce, malgré le thème abordé. Normalement destiné à un public jeune, sa lecture en est naturellement facilitée.
Je ne connaissais pas encore Michael Morpurgo, malgré l'énorme succès qu'il a rencontré tout au long de l'année dernière via le challenge GOD SAVE THE LIVRE.
Cette histoire est absolument originale car elle est abordée du point de vue de Joey, un magnifique cheval Anglais. Traiter des horreurs de la première guerre mondiale à travers non plus le témoignage de vétérans mais celui d'un participant atypique, c'était un pari osé que Michael Morpurgo a su relever, à mon sens.

Tout commence dans une ferme où le jeune Albert se prend d'amitié pour Joey, n'hésitant pas à faire valoir son avis sur celui de son père, un honnête homme malheureusement aviné tous les mardis. L'esprit embué par les vapeurs d'alcool, il décide un jour de vendre Joey pour se faire un peu d'argent. C'est ainsi que Joey échoue entre les mains du capitaine Nicholls, lequel l'embarque aussitôt sur un bateau, à destination de la France. Albert, ne pouvant se résoudre à cette issue malheureuse, jure devant Dieu qu'il retrouvera Joey, coûte que coûte...
Depuis la France, nous suivons les pérégrinations du cheval, faites de rencontres et de scènes de guerre auxquelles il prend part. Il sera tour à tour affecté à la cavalerie (cela va de soi !) puis détaché à l'infirmerie pour rapatrier les corps ou les blessés, au service vétérinaire afin de tirer les charrettes chargées de chevaux malchanceux avant d'être fait prisonnier en même temps que son cavalier. Passé à l'ennemi, il va être placé par les Allemands dans une ferme tenue par un vieil homme qui y vit avec sa petite-fille, Emilie.

Je m'arrêterai ici pour le résumé, histoire de ménager le suspense. Ce que je peux affirmer sans peine, c'est que ce livre se lit à la vitesse de la lumière et que l'histoire est simplement belle, marquée par un cheval, plus humain que l'homme lui-même. Les horreurs y sont décrites sans fioriture ; des drames et des tragédies s'y jouent, ce qui lui retire, de fait, l'étiquette de roman "tout va bien dans le meilleur des mondes possibles" que l'on serait peut-être tenter de lui coller, de prime abord.
Et puis, manifester un peu de considération pour ces chevaux que l'on a, des deux côtés des lignes de front, jetés en pâture durant tout le conflit, permet d'apporter un nouvel éclairage sur les efforts de guerre consentis à l'époque et le rôle prépondérant qu'ils ont tenu lors des affrontements.
Il y a, à ce sujet, un épisode symbolique au beau milieu du "No man's land" qui réunira un temps les deux camps.

Connaissant mal l'oeuvre de Michael Morpurgo, l'on peut tout de même reconnaître qu'Hollywood ne l'a pas oublié puisque le grand Steven Spielberg vient de nous livrer l'adaptation cinématographique de ce livre. Quand je vous dis que cette lecture tombait à point nommé !!!!
Pour celles et ceux qui l'ignoreraient, je vous propose de jeter un oeil sur la bande-annonce :
 
Je m'avance sans doute un peu mais je pense que Nils Arestrup est certainement particulièrement convaincant dans le rôle du grand-père d'Emilie. D'ailleurs, un petit tour sur la toile permet de s'assurer du probable succès à venir pour ce film. Que toutes celles et ceux qui l'ont vu nous fassent part de leur sentiment après la séance, s'ils le souhaitent.

Comme d'habitude, je vous propose de découvrir d'autres avis sur ce roman, c'est ici : DelphinaEnder, Enna (lu dans le cadre du challenge en VO, "horse" course, jeu de mot !!!), Entre les pages, Lara Emilie, Valou (lu dans le cadre du challenge !).
Voilà pour les liens. Evidemment, si vous l'avez lu et ne faîtes pas partie de la liste, prévenez-moi et profitez de ma faiblesse (!!!), je vous ajouterai.

Ma note : 4.5 / 5.
 
Ce livre, lu dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE, que j'ai le plaisir d'organiser, est le 6ème livre parcouru depuis le début de l'année.


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Published by ANTONI - dans Michael Morpurgo
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 17:32
 
 
 
4ème de couv' :
Un enfant venu du bout du monde dont le passé mystérieux resurgit peu à peu. Des tueurs implacables lancés à sa poursuite. Une femme prête à tout pour le sauver. Même au prix le plus fort. Un voyage hallucinant jusqu'au cœur de la taïga mongole. Là où règne la loi du Concile de pierre : celle du combat originel, quand l'homme, l'animal et l'esprit ne font plus qu'un. Tous prêts à l'apocalypse.
Avec ses deux premiers romans, Jean-Christophe Grange avait déjà stupéfié jusqu'aux plus grands maîtres américains (plus de 20 traductions dans le monde entier) et provoqué l'enthousiasme des cinéastes : productions internationales et budgets records pour les adaptations des Rivières pourpres et du Vol des cigognes. Egalement en cours d'adaptation pour le cinéma, Le Concile de pierre va encore plus loin. Il " explose " littéralement les limites du thriller traditionnel.
 
Mon avis :
414 pages. Roman publié en 2000.
C'est la deuxième fois que je parcours les pages d'un roman signé Jean-Christophe Grangé. En effet, j'avais lu il y a quelques mois La ligne noire. Tout ce que je peux écrire, au sortir de ces deux lectures, c'est que l'univers de Grangé est particulièrement sombre. En faisant preuve de précision, j'oserai avancer que deux couleurs prédominent dans son écriture : le noir et le rouge (dîtes-donc, je mets mes hypothèses dans le sens que je veux !!! Et puis, ce n'est pas une chronique sur Stendhal, non mais ! )
Le noir, car l'on se sent vite oppressé par les descriptions, les atmosphères angoissantes. Le malaise n'est jamais très loin. Mais il nous porte, gagné par la curiosité.
Le rouge, car c'est souvent sanguinolent et tant pis si ces fameuses descriptions se développent avec force de détails sordides, morbides...
 
Diane Thiberge est un personnage à part. Grande, élancée, belle, c'est une éthologue qui entretient une relation orageuse avec sa mère et exclut toute autre avec le sexe opposé. Ne permettant pas qu'un homme la touche, elle assouvit son désir de maternité en adoptant un enfant. Malheureusement, quelques semaines à peine après l'arrivée en France de Lucien, le nouveau couple mère-enfant a un terrible accident de circulation sur le périphérique parisien. Alors que tout semble perdu pour Lucien, placé en statut de mort cérébrale, un mystérieux chirurgien pense pouvoir le sauver en prodiguant sur lui des soins particuliers, hérités de son expérience en Asie. Et, contre toute attente, l'espoir renaît...
Seulement voilà : quelques minutes plus tard, l'homme est retrouvé assassiné dans une chambre froide ! Stupéfaction et incompréhension pour Diane qui souhaitait lui témoigner sa gratitude. Convaincue que la succession des événements ne doit  rien au hasard, Diane va avancer des hypothèses qui vont progressivement prendre corps en théories de moins en moins fantaisistes. Qui en voulait à cet homme ? Comment diable ce dernier a-t-il surgi de nulle part alors qu'il était inconnu des services de l'hôpital et officiait normalement dans un hôpital allemand ? Lucien est-il un petit garçon comme les autres ou son origine, nébuleuse, attire-t-elle la convoitise d'un meurtrier froid et implacable ? Que faisait-il dans un orphelinat thaïlandais alors que tout prouve qu'il vient d'une contrée reculée de Mongolie ?
     
 
Les morts inexpliquées et plus sauvages les unes que les autres se multiplient avec un seul dénominateur commun : les victimes sont toutes des scientifiques, passés à l'Est dans les années 70. Qu'y avait-il de si secret aux confins de l'ex-empire soviétique pour qu'un homme (ou plusieurs) règle(nt) ses (leurs) comptes quelques trente années plus tard ? Qui sont les Veilleurs et comment se manifestent leurs transes ? Que Diane trouvera-t-elle en se rendant sur place ? Quelles sont les étranges facultés des shamans tsévènes ? Quelles personnes composent le concile de pierre et quel est leur but ultime ? Hé bien ,vous ne le saurez qu'en lisant ce livre !!!
 
Pour être honnête, j'ai à peu près apprécié ce livre (), composé de trois parties. Mon bémol résidera dans les fameuses couleurs que j'ai données à ce livre. C'est parfois assez glauque et cela peut décourager les plus sensibles. De plus, il est parfois difficile de suivre Diane dans ses supputations qui se révèlent exactes quand on pense que c'est largement tiré par les cheveux. L'intrigue est menée assez rapidement même si l'on peut regretter le manque de rythme à l'arrivée de Diane à Moscou. Quant à la fin, elle est expéditive même si le dénouement nous scotche sur place (si tant est que l'on entre sans a priori dans cette histoire où il faut avant tout "croire" et avoir l'esprit particulièrement ouvert).
 
Sans transition aucune, car je l'entends déjà depuis mon pc (si, si, je vous assure !) : "une bande-annonce, une bande-annonce !"
OK, OK, ne criez pas, là voilà :
 
 
Je n'ai pas vu ce film mais en regardant la bande-annonce, j'ai l'impression que la chronologie n'est pas respectée. L'adaptation est-elle fidèle au livre ?!?
Vous aurez reconnu au passage Monica Bellucci (méconnaissable) dans le rôle de Diane Thiberge et Catherine Deneuve, dans le rôle de sa mère.
Des avis d'autres lecteurs vous permettraient d'affermir vos positions ? Ecoutez, votre plaisir est le mien !!! Allez donc faire un tour par ici : Hanta, Pollux.
Si vous avez déjà lu ce livre et que votre avis n'apparait pas ici, faîtes-le moi savoir, je l'ajouterai avec joie...
Ma note : 3 / 5.
 
Ce livre est le 5ème lu depuis le début de l'année.
 
 
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:02

 

 

4ème de couv' :

Jusqu'à quel point connaît-on réellement son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question. Depuis le suicide de Spencer, son meilleur ami, Adam, leur fils de 16 ans, est sombre et renfermé, ne se confiant qu'à son ordinateur. L'ordinateur justement, que sous couvert de protéger leur fils, Mike et Tia décident d'espionner.

"Boucle-la et tu risques rien" : voilà le message inquiétant qu'ils y découvrent. Quand il s'avère que Spencer n'était pas seul le soir de sa mort, et alors que ses parents s'interrogent sur leur fils, Adam disparaît sans un mot...

 

Mon avis :

543 pages. Roman publié en 2008.

Régulièrement, je m'adonne à la lecture d'un des romans d'Harlan Coben. J'ai donc choisi celui-ci la semaine dernière. Que dire ? C'est efficace, c'est du Coben. Plusieurs intrigues, distinctes les unes des autres _ pense-t-on de prime abord ! _ s'entremêlent et nous déroutent au fil des pages.

Adam, un adolescent de 16 ans transporte son chagrin sur ses frêles épaules depuis la disparition de son meilleur ami, Spencer, lequel a mis fin à ses jours. Tia et Mike, les parents d'Adam s'inquiètent de la mauvaise passe que traverse leur fils. Tentative de dialogue, médiation : rien n'y fait, Adam élude toutes les questions. Résignés, ses parents mettent en place un logiciel permettant de lire les conversations privées. En lisant un mail de menace envoyé par le pseudo CJ8115, ils comprennent que leur fils est en danger. Trop tard, il disparaît.

Harlan Coben développe parallèlement à cette intrigue, qui demeure le fil conducteur du roman, une banale histoire de harcèlement à l'école où un professeur, pour avoir commis une fois un dérapage verbal à l'encontre d'une jeune adolescente, se voit persécuter par un père qui n'accepte pas que sa fille soit la risée du collège.

Le hasard faisant bien les choses, cette jeune fille, Yasmin, est la meilleure amie de Jill, laquelle n'est autre que la fille de Mike et Tia et, par voie de conséquence, la petite soeur d'Adam. Vous me suivez ?

J'ajouterai à ces tableaux, des meurtres de femmes que l'on retrouve mutilées par leur agresseur. L'une d'elles s'avérera être la mère de Yasmin.

 

Cela va de soi : Mike est prêt à tout pour retrouver Adam. Harlan Coben met ici le doigt sur les difficultés que rencontre chaque parent dans l'éducation de leur(s) enfant(s) et leur souci permanent de les voir s'épanouir dans cette période délicate qu'est l'adolescence.

 

Je n'irai pas plus loin dans mes explications. Pour résumer, je dirai que j'ai aimé cette lecture même si, sous certains aspects, c'est un petit peu gros.

 

Pour autant, je ne chercherai pas à vous dissuader de franchir le pas et de vous engouffrer dans ces aventures qui se recoupent finalement. Alors : que s'est-il réellement passé le soir où Spencer Hill a décidé de se suicider ? Quel rôle a joué Adam dans cette tragédie ? Pourquoi a-t-il subitement rompu tout contact avec ses proches en disparaissant ? Quelles découvertes va faire Mike en suivant l'un des amis de son fils ? Quel est donc ce club mystérieux où les jeunes se rendent de jour comme de nuit où ils s'adonneraient librement à des pharm parties (consommation par cocktails de médicaments) ? Quelle quête poursuit le meurtrier de ces femmes ? Autant de questions qui ne trouveront de réponses dans le dénouement de Sans un mot.

 

Là, reconnaissez que je vous le vends bien, quand même !!!! Pour résumer mon état d'esprit au sortir de cette lecture, j'oserai argumenter en affirmant que monsieur Harlan Coben nous a habitué à mieux. Le problème, à mon humble avis, est que l'on demande à ces auteurs reconnus, de faire paraître un roman tous les ans. Du coup, il n'a pas trop le temps de se renouveler. C'est dommage car le talent est là, c'est évident. Mais j'ai lu cette histoire comme j'aurais pu lire n'importe laquelle signée du même auteur.

 

Envie d'avoir d'autres avis ? Pas de souci, il suffit de cliquer par ici : Gemma, Géraldine, Géraldine (non, ce n'est pas la même !!!), Les nénettes, Mina (laquelle a lu le livre en un après-midi, chapeau bas !), MyaRosa, Sharon (quoooooi ? Même quand c'est pas un challenge, son nom apparaît ?!? ) Somaja (qui n'a pas accroché), Touteseule. Comme d'habitude, si vous l'avez lu et que votre nom ou pseudo ne figure pas ici, prévenez-moi, je le rajouterai.

 


 

 

Ma note : 3.5 / 5.

 

Ce livre, lu dans le cadre du challenge NEW-YORK en littérature, organisé par Emily, est le 4ème lu depuis le début de l'année.

 

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Published by ANTONI - dans Harlan Coben
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 12:00
 
 
4ème de couv' :
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millenium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millenium. Pire que tout, la police et les médias traquent bientôt Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé...
 
Mon avis :
653 pages. Roman publié en 2005 (2006 en France). Après quelques semaines de répit, j'ai donc décidé de lire le second tome de la saga Millénium.
Bien m'en a pris, évidemment. Autant vous le dire rapidement, si l'on reprend les mêmes personnages que dans le premier tome, Millénium II ne correspond pas réellement à une suite. En effet, cet opus est bien davantage axé sur la vie et le passé de Lisbeth Salander, l'énigmatique et névrosée personnage d'un mètre cinquante !
 
L'histoire débute quelque part dans les Caraïbes où l'on retrouve Lisbeth, un an après son départ de Suède. Celle-ci mène grand-train après avoir détourné une partie des fonds constituant l'empire déchu de Wennerström. Quand elle décide de rentrer à Stockholm, elle se met rapidement en tête de rendre une petite visite à Nils Bjurman, son ancien agent de tutelle, de manière à voir s'il respecte scrupuleusement leur petit arrangement. Mikael Blomqvist, de son côté, travaille toujours pour le journal Millénium.
 
Quand Dag Svensson, un brillant journaliste, vient frapper à la porte du journal avec un sujet brûlant, la rédaction avec Erika Berger en tête, se dit qu'elle tient le prochain best-seller. Dag Svensson a enquêté sur le commerce du sexe dans le nord-est européen. Des têtes très hauts placées sont citées, parmi lesquelles un certain... Nils Bjurman. Quelques semaines plus tard, Lisbeth, en s'introduisant dans le portable de Mikael, apprend que Svensson, dans ses recherches, est remonté jusqu'à un homme surnommé Zala. Le sang de Lisbeth ne fait qu'un tour à cette découverte. Elle se rend immédiatement chez Dag Svensson. Dans ces entrefaites, Mikael Blomqvist propose à Dag de le rejoindre chez lui pour étudier ensemble les derniers détails de son manuscrit. Lisbeth et Mikael se manquent, à trois minutes près. Trois minutes plus tôt, Mikael aurait surpris l'assassin de Dag et de son épouse...
 
Tout accable Lisbeth puisque ses empreintes sont retrouvées sur l'arme des crimes. S'ensuit une chasse à la femme dans toute la Suède... Qui a tué le couple de journalistes ? Si ce n'était pas Lisbeth Salander, qui aurait intérêt à ce que le livre ne paraisse pas ? Qui est donc ce géant blond à la queue de cheval qui a agressé Lisbeth devant les yeux de Mikael ? Et puis, quelle est la véritable identité de ce Zala ? Existe-t-il vraiment ? Autant de questions qui ne trouvent de réponses que dans les ultimes pages de cette enquête particulièrement bien imaginée.

 
J'ai bien aimé ce livre. Je ne saurais dire lequel des deux premiers romans de la saga j'ai préféré car ils sont radicalement différents. Tout ce que je peux écrire à ce stade, c'est que j'ai hâte d'ouvrir le troisième opus car si beaucoup de questions trouvent leur réponse à la fin du roman, d'autres sont posées et posent vraisemblablement les jalons de l'intrigue à venir. Stieg Larsson _ Dieu ait son âme ! _ s'affirmait ici en tant qu'auteur de thrillers. Quel dommage qu'il soit parti si tôt.
 
Ah, je l'entends déjà : une bande-annonce, une bande-annonce ! OK, OK, la voici :

       
 
Je n'ai toujours vu aucun des films adaptés. Il va peut-être falloir que je remédie à cela rapidement, surtout si Hollywood s'empare définitivement du phénomène Millénium ! D'après les critiques, ce film est moins réussi que le premier. Je n'en sais pas plus, malheureusement...
   
Des avis de lecteurs ? Regardez ici, y a juste à se baisser : KriticonLiza Lou, Philémont, ProfSissie, Titia (blog dont la bannière invite à l'évasion), Virginie.
Si vous avez lu ce livre ou connaissez quelqu'un qui l'a lu, envoyez-moi les liens correspondants et je les ajouterai volontiers dans mon article.
   
Ma note : 4 / 5.
 
Ce livre est le 3ème lu depuis le début de l'année.

 
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 10:30

 

Challenge anglais

 

Et voilà ! Nous y sommes : le terminus du challenge GOD SAVE THE LIVRE... pour l'année 2011, rassurez-vous ! Vous le savez, j'ai décidé, le mois dernier, de poursuivre l'aventure en 2012.

Ce mois-ci, pas de petite anecdote sur le mois écoulé car j'ai bien trop à écrire dans le cadre du bilan.

Par conséquent, découvrons, dès à présent, les lectures chroniquées pour le premier mois de 2012 :

 

A

Cecelia Ahern - La vie est un arc-en-ciel : Yumiko

Jane Austen - Orgueil et préjugés : Valou

B

Charlotte Brontë - Jane Eyre : L'addicte PlatineGirl

C

Lewis Caroll - Alice aux pays des merveilles : Perrine

Lewis Caroll - De l'autre côté du miroir : Perrine

Cathy Cassidy - Coeur cerise : L'addicte PlatineGirl

Agatha Christie - Cartes sur table : Cacahuète

Agatha Christie - Drame en trois actes : Cacahuète

Agatha Christie - La plume empoisonnée : Antoni

Agatha Christie - Le chat et les pigeons : Enna

Agatha Christie - Le crime du golf : Syl

Agatha Christie - Le meurtre de Roger Ackroyd : Lystig, Sabbio

Agatha Christie - Mort sur le Nil : Antoni

Sir Arthur Conan Doyle - La vallée de la peur : Valou

Sir Arthur Conan Doyle - Les aventures de Sherlock Holmes - tome I : Yumiko

D

Joseph Delaney - Le sacrifice de l'épouvanteur - tome VI : Syl

Joseph Delaney - Le cauchemar de l'épouvanteur - tome VII : Syl  

Colin Dexter - Mort d'une garce : Jeneen

Charles Dickens - Histoires policières : VéroniqueD

F

Jasper Fforde - The song of the Quarkbeast : Jainaxf

Ken Follett - Les piliers de la Terre : Lyra Sullyvan

G

Neil Gaiman - Smoke and Mirrors : Minidou

Robert Goddard - Hand in glove : Enna

H

James Herbert - Le secret de Crickley Hall : Vilvirt

Anthony Horowitz - La maison de soie (le nouveau Sherlock Holmes) : L'addicte PlatineGirl

J

Henry James - La bête dans la jungle : George

K

Philip Kerr - La mort, entre autres : Owl

Sophie Kinsella - Mini-accro du shopping : Cacahuète

L

J.B Livingstone - L'assassinat du roi Arthur : Jeneen

David Lodge - La vie en sourdine : Véronique D

James Lovegrove - Royaume désuni : Lystig

M

Ian McEwan - Solaire : Anne (desmotsetdesnotes)

Michael Morpurgo - Cheval de guerre : Valou

Michael Morpurgo - Little Manfred : Sharon

P

Anne Perry - Ashworth Hall : Bookworm

Terry Pratchett - Eric - Les annales du Disque-Monde : Lyra Sullyvan

R

Eva Rice - L'Amour comme par hasard : Alice

J.K. Rowling - Harry Potter and the Half-blood Prince : Minidou

T

Abbie Taylor - L'enfant d'Emma : PhilippeD  

J.R.R Tolkien - The Silmarillion : Minidou

Sue Townsend - The Queen and I : Enna

W

Holly Webb - Rose et la maison du magicien : L'addicte PlatineGirl

H.G. Wells - La guerre des mondes : Jana

P.G Wodehouse - L'inimitable Jeeves : Valbouquine

Virginia Woolf - La chambre de Jacob : Véronique D 

 

 

C'en est donc terminé pour les lectures de janvier mais également pour les lectures du challenge édition 2011.

 

Regardons ensemble votre palmarès personnel définitif :

 

Cinquante-et-un livres lus : 

(y a pas de quoi fanfaronner, ça ne fait même pas un livre par semaine !!! )

Sharon

 

Vingt-neuf livres lus :

Minidou

 

Vingt-huit livres lus :

Enna

Vingt-trois livres lus :

Owl

Vingt livres lus (The Beatles) :

Marmotte, Syl

 

Dix-neuf livres lus :

Céline

 

Dix-huit livres lus :

Antoni (je suis bien là, tout seul. Non, je ne suis pas un Beatles et alors ??? )
 

Seize livres lus :

Jainaxf, L'addicte PlatineGirl, Lyra Sullyvan

 

Treize livres lus :

Lou

 

Douze livres lus :

Anne (desmotsetdesnotes), Yumiko

 

Onze livres lus :

Jeneen
   

Dix livres lus (prince William) :

Nathalia, PhilippeD, Valériane

 

Neuf livres lus :

Perrine, Vilvirt

 

 

Huit livres lus :

Hélène, Prune, Val

 

Sept livres lus :

Riz-deux-zzz, Scor13, Vanou, Véronique D 

 

Six livres lus :

Aïwé, Bookworm, Czar, George, Lystig, Sabbio, Valou

 

 

Cinq livres lus (Prince Charles) :

Alice, Cacahuète, Frankie, Jana, La plume et la page, Reveline

 

 

Quatre livres lus : 

Lily, Sofynet, Valbouquine

 

 

Trois livres lus :

Anne (depocheenpoche), Bambi Slaughter, Ceinwin, Emily (well-read-kid)

 

 

Deux livres lus :

Emily (quefontlesprofsdochorsducdi), Malorie57, Morgouille,

 

 

Un livre lu (Dirty Harry et/ou Queen Mom) :

Bénédicte, Bookaholic, Choupynette, Elarinya, Ilse, Pitchounette.

 

 

Imaginez seulement : pas moins de 512 livres d'auteurs britanniques ont été chroniqués lors de ce challenge !!!!  

Cela fera plaisir à George qui a organisé un challenge Agatha Christie, c'est cet auteur qui a été le plus lu cette année dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE.

 

Comme d'habitude, si problème il y a dans vos décomptes, prévenez le service maintenance du challenge. Une permanence est assurée chaque 31 février par un assistant zélé nommé Zvonimir, lequel s'exprime uniquement en Serbo-Croate. Il fera son maximum pour vous satisfaire...!

 

Comme je ne me suis pas encore décidé pour organiser un challenge sur la littérature croate (GOD save the banana... Split ?), il ne me reste plus qu'à toutes et tous vous féliciter pour avoir achevé votre challenge en tentant de rallier les objectifs que vous vous étiez fixés.

S'il s'avère que Sharon a écrasé la concurrence (dont je fais partie, grrrrr !!!!), il faut noter le dernier rush de Minidou et d'Enna en janvier pour se départager, avec un avantage minime pour la première nommée. Enna se consolera en apprenant que c'est elle qui a lu le plus d'ouvrages en VO. Enna, tu es mon idole !

 

Avant de vous quitter pour mieux vous retrouver pour celles et ceux qui poursuivront l'aventure en 2012 et pour donner rendez-vous aux autres ailleurs pour des critiques de lecture, je voulais toutes et tous vous remercier sincèrement pour vos participations sympathiques et très constructives.

 

Pour les petites nouvelles et les petits nouveaux désireux de se lancer dans le challenge GOD SAVE THE LIVRE en 2012, je vous propose de vous signaler en laissant un commentaire sur le présent article et d'afficher le logo du challenge dans vos prochains articles dédiés à vos lectures So British. Nouvelle année, donc remise à zéro des compteurs. Tout le monde a sa chance. Pour ce faire, il convient de faire un petit rappel des catégories (avec une petite nouveauté) :

 

Catégorie Dirty Harry : un livre lu.  

 

Catégorie Queen Mom : au moins un livre lu en VO.

 

Catégorie Prince Charles : cinq livres lus.

 

Catégorie Prince William : dix livres lus.

 

Catégorie Lady Di : quinze livres lus.

 

Catégorie The Beatles : vingt livres lus.

 

Catégorie Who wants to be a Sharon-naire : cinquante-et-un livres lus.

 

C'est vous et vous seul(e) qui fixez vos propres objectifs. Si vous atteignez une catégorie, vous pouvez viser la catégorie au-dessus. Ce challenge reprend les mêmes conditions que l'an dernier, c'est-à-dire un minimum de contraintes. 

 

Oups, j'allais oublier : bien évidemment, peu importe le style ou le genre littéraire que vous choisirez à partir du moment où le livre est signé d'un auteur britannique (de naissance ou naturalisé) et comporte un minimum de 80 pages.

 

Je vous donne par conséquent rendez-vous dès le mois prochain pour faire une première halte dans l'édition 2012 qui se terminera le 1er février 2013.

 

See U...

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 16:30
 
    Challenge anglais
 
Mort sur le Nil :
 
4ème de couv' :
Ça n'est pas très joli de voler son fiancé à sa meilleure amie pour se marier avec lui. Et même si l'amie en question semble se résigner, la ravissante et riche Linnet Ridgeway a bien des raisons d'être inquiète... Surtout quand le hasard les rassemble, pour une croisière sur le Nil, avec d'inquiétants personnages, dans une lourde atmosphère de sensualité et de cupidité. Un petit revolver, un crime étrange, une énigme de plus à résoudre pour un passager pas comme les autres : Hercule Poirot.
 
 
 
Mon avis :
254 pages. Roman publié en 1937.
Mon Dieu ! Je me suis aperçu au fil des pages que je ne connaissais pas du tout cette histoire ?!? Incroyable ! Je ne visualisais finalement que des bribes de l'intrigue à travers l'interprétation de Sir Peter Ustinov dans le film éponyme. Et je dois vous avouer la grande fierté qui m'habite au moment de rédiger cet article. En effet, pour la toute première fois, je ne me suis pas fait avoir dans les grandes largeurs par cette brillante Agatha Christie : j'ai rapidement fait le lien entre les meurtres et son ou ses coupables (je n'en dis pas plus !) Toujours largué qu'il était, le Toni, au moment de lire les dénouements des romans policiers. Cette longue période de disette a donc pris fin ce jour. Quel soulagement !
Pour en revenir au plus important _ L'histoire ! _ c'est classique, efficace, déroutant : du Agatha Christie, en somme.
Des personnes venant d'horizons différents montent à bord d'un bateau pour faire une croisière sur le Nil. Rapidement, le lecteur va se rendre compte que des liens unissent quelques passagers, pire il y a des tensions sous-jacentes entre certains individus. Quand Linnet Ridgeway, épouse Doyle, est assassinée peu de temps après que son mari Simon ait été blessé par arme à feu par son ex-petite amie, les soupçons se portent très naturellement sur cette dernière. Hercule Poirot, en vacances et absolument pas en service, va, assisté du Colonel John Race, promener sa moustache et son oeil avisé sur le pont du bateau, bien déterminé à résoudre l'inextricable...
 
J'évoquais, en préambule de cet article, le film tiré de cette oeuvre. Je vous en propose un court extrait ci-après :
 
 
Outre Sir Peter Ustinov, on découvre dans la distribution :
- l'excellent David Niven (John Race), dont je suis fan absolu depuis son rôle "The brain", le cerveau avec Belmondo et Bourvil ;
- Mia Farrow, dans le rôle de Jacqueline de Bellefort, la femme volée de son mari ;
- Lois Chiles, dans le rôle de Linnet Doyle ;
- Le regretté Simon MacCorkindale (Manimal pour les fans des séries des années 80), dans le rôle de Simon Doyle ;
- La plus française des British, Jane Birkin, dans le rôle de Louise Bourget ;
- Angela Lansbury (la détective de la série Arabesque), dans le rôle de Salome Otterbourne.
Vous pensez encore ne pas devoir lire ce livre. Tentons de vous convaincre définitivement par le biais des avis d'autres lecteurs : Marilys, Miss Alfie, Oxymores.
   
 
Ma note : 4 / 5.
  ******************
 
La plume empoisonnée :
 
4ème de couv' :
Le notaire, le médecin, la femme du pasteur : tout le monde y passe, y compris Jerry, un jeune citadin venu achever sa convalescence après un grave accident. La calomnie fait son oeuvre, le doute s'insinue, même si les accusations portées par le « corbeau » semblent extravagantes.Mais lorsqu'une lettre particulièrement odieuse provoque le suicide de l'honorable Mrs Symmington, on est contraint de se dire que l'anonyme, pour mal renseigné qu'il fût, a dû cette fois-ci toucher juste.Alors la petite communauté villageoise de Lymstock entre en ébullition. Et il faudra l'intuition et la perspicacité inégalables de Miss Marple pour deviner le leurre disposé aux yeux de tous par un criminel des plus retors...
 
 
Mon avis :
221 pages. Roman publié en 1942.
L'oeuvre d'Agatha Christie est tellement vaste qu'il est compliqué d'avoir lu tous ces ouvrages. Pour moi, c'était le cas avec ce livre-ci.
L'histoire se veut simple, en l'occurrence, un paisible village anglais dont la tranquillité est mise à mal par un corbeau, bien décidé à livrer ses quatre vérités aux villageois par le biais de lettre anonymes particulièrement acerbes.
Jerry Barton, accidenté, se déplaçant difficilement se retire à Lymstock pendant sa convalescence et va rapidement recevoir une lettre. Intrigué, il décide d'enquêter...
 
Voilà pour le début de l'intrigue. Cette histoire ne m'a pas dérangé, c'était assez sympa à lire même si je regrette la trop grande galerie de personnages. On finit par s'y perdre, malheureusement. On avance pas à pas, au gré des découvertes ou intuitions de Jerry. Mais il y a beaucoup trop de suspects potentiels. L'enquête, officielle, menée par le commissaire Nash, oriente les policiers sur la piste d'une femme. En effet, tout, dans le comportement ou la façon de tourner les phrases des lettres, rappelle la sensibilité féminine (si tant est que l'on puisse parler de sensibilité !). Les faits prennent rapidement une tournure tragique : un suicide d'abord ; puis vint un meurtre de sang-froid, dans des circonstances horribles.
 
La 4ème de couv' indique la présence dans cet ouvrage de la célèbre Miss Marple. J'étais heureux de découvrir son nom car je n'avais jamais lu de livre dans lequel elle apparaissait. Seulement, son nom, je l'ai découvert à vingt pages de la fin, débarquant tel un cheveu sur la soupe. Miss Marple ou l'inspectrice des travaux finis. Je crois même que Jerry Barton aurait dû prendre contact avec Agatha Christie pour intenter un procès à la vieille célibataire pour plagiat d'enquête !!!!!!! Je plaisante mais c'est flagrant. On a l'impression qu'Agatha Christie ne voulait pas nous servir le dénouement sans la présence de son enquêtrice favorite ?!?
 
Passée cette petite déception, je dois tout de même admettre que je n'y ai vu que du feu. Je n'avais pas trouvé l'identité de l'assassin. Misère !!! Comme quoi, ça ne marche pas à tous les coups... Grrr !!!!
 
Ma note : 3 / 5.
 
Ces deux livres, lus dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE, sont les 1er et 2ème lus depuis le début de l'année.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 18:16

 

Challenge anglais

 

Bonjour à toutes et à tous,

nouvel arrêt dans nos lectures dédiées au challenge GOD SAVE THE LIVRE. Mais avant de vous en dire davantage sur les livres mis à l'honneur au mois de décembre, je tenais à vous présenter mes meilleurs voeux pour l'année qui vient de naître. Comme je suis homme à ne pas tenir mes propres résolutions, je vous souhaite, en toute modestie, de très belles lectures 2012. Le reste suivra en fonction de vos décisions personnelles.

 

Qu'y a-t-il eu de notable en décembre ? Humm... peut-être un sujet grave :

 

 

Dans le couloir de la mort...

 

Détenue 4138-B4 : je crois que je n'en ai plus pour très longtemps, maintenant.

Détenue 3257-C1 : oh, t'emballe pas, petite. Tu sais très bien quand tu arrives ici mais le jour où tu en ressors...?

Détenue 4138-B4 : il se dit dans le couloir que cela devrait arriver avant la fin de l'année.

Détenue 3257-C1 : ce qui se dit, ce qui se dit.

Détenue 4138-B4 : c'est qu'on y est, là, à la fin de l'année !

Détenue 3257-C1 : même si on n'a plus grand-chose à espérer, tant qu'on viendra pas me chercher, je ne bougerai pas d'ici. Qu'ils ne croient pas que je vais leur souffler mon nom, non plus !

Détenue 4138-B4 : peut-être mais bon, tu as vu comme les gardiens sont nerveux en ce moment et comme ils nous regardent. Ils sont excités, pour tout dire.

Détenue 3257-C1 : t'es trop nerveuse, petite. Quand j'ai décidé de te prendre sous mon aile, je t'ai dit que tant que tu resterai près de moi, tu n'aurais rien à craindre dans notre entourage.

Détenue 4138-B4 : J'ai peur, c'est normal, non ? Et cet abruti qui, sous prétexte que l'on est derrière les barreaux, m'a proposé de m'amener des oranges, je lui ai répondu que j'étais pas un canard.

Détenue 3257-C1 : bien envoyé !

Détenue 4138-B4 : à part qu'il n'a pas apprécié la farce. Il m'a même dit qu'il s'occuperait personnellement de mon cas.

Détenue 3257-C1 : ne te bile pas pour ça. Il a dit ça pour t'intimider. Tu as vu le nombre de nos congénères, si je puis dire. La probabilité qu'il "s'occupe" de toi est infime, tu ne crois pas ?

Détenue 4138-B4 : oh ben, je me méfie quand même parce que... attention, j'entends des pas, taisez-vous !!!!


Tenez, c'est celle-là. Ton tour est venu. Viens un peu par là.... ma grosse dinde !

 

 

Au mois de décembre 2011, près de deux millions cinq cent mille dindes ont été sacrifiées pour satisfaire les estomacs français. Ah, l'homme plongé dans l'univers carcéral et confronté aux scrupules de la chaîne... alimentaire !!!

 

A

Anonyme - Le livre sans nom : Anne (desmotsetdesnotes)

B

Anne Brontë - Agnes Grey : Vilvirt

C

Lewis Carroll - Alice's adventures in Wonderland : Enna

Agatha Christie - ABC contre Poirot : Enna

Agatha Christie - Allô, Hercule Poirot : Sharon

Agatha Christie - Un cadavre dans la bibliothèque : Enna

Agatha Christie - L'affaire Prothéroe : George

Agatha Christie - Le Noël d'Hercule Poirot : Valou

Agatha Christie - Le secret de Chimneys : Vilvirt

Agatha Christie - Marple, Poirot, Pyne... et les autres : Sharon

Agatha Christie - The clocks : Minidou

William Wilkie Collins - En quête du rien : Sharon

Arthur Conan Doyle - La vallée de la peur : Jainaxf

Arthur Conan Doyle - Une étude en rouge : Lyra Sullyvan 

Cressida Cowell - Comment briser le coeur d'un dragon : Sharon

Cressida Cowell - How to steal a dragon's sword : Sharon

D

Charles Dickens - A Christmas Carol : Minidou

E

Percival Everett - Blessés : Owl

F

Ken Follett - Les piliers de la Terre : Jana 

Ken Follett - Le scandale Modigliani : Syl

H

Joanne Harris - Le rocher de Montmartre : Lyra Sullyvan

Anthony Horowitz - Le nouveau Sherlock Holmes - La maison de soie : Yumiko

G

Neil Gaiman and Terry Pratchett - De bons présages : Frankie

I

Kazuo Ishiguro - Auprès de moi toujours : Owl

M

Alan Moore & Eddie Campbell - From Hell, une autopsie de Jack L'éventreur : Enna

P

Anne Perry - Un Noël plein d'espoir : Sharon, Alice

S

Vita Sackville-West - Toute passion abolie : George

Mary W. Shelley - Frankenstein : Antoni

Dodie Smith - I capture the castle : Céline 

Bram Stoker - Dracula : Valériane

T

Abbie Taylor - L'enfant d'Emma : PhilippeD

J.R.R Tolkien - Lettres du père Noël : Sofynet


  

Il ne me reste plus qu'à vous soumettre votre palmarès des lectures entamées depuis le début du challenge :

 

Cinquante livres lus : (vous avez raison, c'est indécent, insensé et... trop balèze !!!!)

Sharon

 

Vingt-six livres lus :

Minidou

 

Vingt-cinq livres lus :

Enna

Vingt-deux livres lus :

Owl

Vingt livres lus (The Beatles) :

Marmotte

 

Dix-neuf livres lus :

Céline

 

Seize livres lus :

Antoni, Syl
 

Quinze livres lus : (Lady Di)

Jainaxf

  

Quatorze livres lus :

Lyra Sullyvan

Treize livres lus :

Lou

Douze livres lus :

L'addicte PlatineGirl

Onze livres lus :

Anne (desmotsetdesnotes)
   

Dix livres lus (prince William) :

Nathalia, Valériane, Yumiko

Neuf livres lus :

Jeneen, PhilippeD

 

 

Huit livres lus :

Hélène, Prune, Val, Vilvirt

 

Sept livres lus :

Perrine, Riz-deux-zzz, Scor13, Vanou 

 

Six livres lus :

Aïwé, Czar

 

 

Cinq livres lus (Prince Charles) :

Bookworm, Frankie, George, La plume et la page, Reveline, Sabbio

 

 

Quatre livres lus :

Alice, Jana, Lily, Lystig, Sofynet, Véronique D

 

 

Trois livres lus :

Anne (depocheenpoche), Bambi Slaughter, Ceinwin, Emily (well-read-kid), Valbouquine, Valou

 

 

Deux livres lus :

Cacahuète, Emily (quefontlesprofsdochorsducdi), Malorie57, Morgouille,

 

 

Un livre lu (Dirty Harry et/ou Queen Mom) :

Bénédicte, Bookaholic, Choupynette, Elarinya, Ilse, Pitchounette.

 

 

 

Comme d'habitude, si vous remarquez une quelconque omission, gardez bien à l'esprit ce que je dis à chaque fois ("enfance malheureuse, traumatisé par mon équipe de foot préférée qui n'a pas su gagner le dernier match de l'année, patati et potatoes... challenge oblige !) Prévenez-moi, je rectifierai au plus vite...

 

Voilà. On en termine pour ce dernier mois de l'année 2011. Comme vous le savez, ce challenge a débuté au mois de février. Par conséquent, il prendra fin au mois de février 2012. Comme le temps passe vite !!!

 

Je sais que certains ou certaines se sont aperçus un peu tard de l'existence de ce challenge et regrettent de ne pas avoir pu y participer. Aussi, devant ce succès totalement inattendu, j'ai décidé de prolonger l'aventure et vous propose de faire un petit bout de chemin ensemble à travers cette nouvelle année. Vous me direz ce que vous en pensez, le cas échéant, mais j'ai déjà imaginé une nouvelle catégorie puisque les Beatles n'ont paru qu'une formalité à plusieurs d'entre vous.

 

More news next month.

 

See U.

 

     

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 16:15
 
Challenge anglais
 
 
 
4ème de couv' :
Pourquoi ce regard paniqué et ces yeux brillants dans le corps à moitié mort du docteur Frankenstein ? L'homme est un éminent savant à l'éducation irréprochable. Hélas, persuadé d'avoir découvert le secret de la vie, il a fabriqué un être au corps hideux, un monstre malheureux, seul au monde et révolté contre son créateur. Est-ce lui qui a tué le frère du docteur Frankenstein ? L'idée est affreuse, car il n'y a qu'un moyen pour mettre fin à cette folie meurtrière... Frankenstein est un des mythes les plus féconds de la littérature moderne. Un fabuleux roman, un chef-d'oeuvre romantique.
 
 
Mon avis :
313 pages. Roman publié en 1818.
Je ne connaissais pas du tout ce classique de la littérature fantastique anglaise. Aujourd'hui, si je peux dire que j'ai comblé ce vide, je suis contraint d'admettre que je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Il se lit assez vite... même si j'ai pris mon temps (fêtes de fin d'année oblige !).
Cette histoire, puisqu'il s'agit de l'histoire originale, est à des années-lumière de tout ce qui a pu être véhiculé depuis. Cela m'a même grandement surpris (dans le bon sens, évidemment !).
L'intrigue débute quand un certain Robert Walton fait la connaissance lors d'une exploration polaire d'un homme brillant, scientifique reconnu du nom de Victor Frankenstein. Le roman repose d'ailleurs sur les confessions et les impressions de Frankenstein faisant suite à ses travaux et ses conséquences. En effet, le docteur s'est mis en tête de donner la vie à un être humain. Après des années d'insuccès, un monstre hideux, gigantesque, en tout point repoussant, ouvre enfin les yeux. Et c'est en parvenant à réaliser son rêve que le docteur va connaître les plus grands malheurs...
 
Avant de poursuivre, j'ai envie de tordre le cou à certains clichés développés par les adaptations les plus farfelues du mythe Frankenstein. Si la vision du monstre est quasi-insoutenable, il n'a ni tête de vis contre les tempes ou en travers du cou (voir photo ci-après), ni une démarche laborieuse. Il ne claudique pas : pour tout dire, il est même plus près d'Usain Bolt que d'un bradype qui se serait foulé la cheville.  
 
 
Et puis, ce qui parait inconcevable, le monstre est un être particulièrement érudit. Rejeté par l'espèce humaine, c'est un remarquable autodidacte qui se présente finalement devant son créateur.
 
Voilà ce que j'ai aimé dans le travail de Mary Shelley. Elle aurait pu se contenter de raconter l'élaboration du monstre et sa "naissance". Mais elle est allée au-delà en confrontant les deux protagonistes. Brisé par le regard des hommes, battu, chassé par ses contemporains, le monstre se terre jusqu'au moment où il décide de trouver l'homme qui l'a conçu pour lui demander de créer son pendant féminin. Ainsi, ils vivraient en couple, loin des hommes et partageraient leur solitude jusqu'à la mort.
Oui, mais c'était sans compter sur le docteur qui refuse, traumatisé par l'abomination qui l'a jeté sur Terre.
 
Quelle tournure va prendre cette aventure ? Le docteur changera-t-il d'avis ? De quelles horreurs va se rendre responsable son monstre ?
 
Il y a eu de nombreuses adaptations cinématographiques de cette oeuvre mais je ne vous montrerai pas ici la bande-annonce du film culte de 1931 avec Boris Karloff car après avoir visualisé le trailer, j'ai estimé que nous étions en plein dans les clichés évoqués plus haut. Réduire le monstre à une bête sanguinaire, dépourvu de sentiments consiste à dénaturer l'oeuvre originelle... Aussi, ai-je préféré l'adaptation de Kenneth Branagh de 1994 avec Robert De Niro (film que je n'ai pas vu non plus, d'ailleurs !!!)
 
  
 
En résumé, ce roman évoque l'affrontement romantique entre l'homme et son monstre, le créateur et sa créature. Shelley dénonce ici la conception trop conformiste de l'homme sur l'apparence (débat toujours d'actualité). Ce roman, même s'il est sombre et pessimiste, est un hymne à la tolérance.
 
Qu'en ont pensé d'autres lecteurs sur Overblog ? Certes, il n'y en a pas beaucoup mais je vous propose d'aller consulter le billet d'Hydromielle (point commun : on ne connaissait pas du tout l'histoire).
 
 
 
Ma note : 3 / 5.
 
 
 
Ce roman, lu dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE, est le 30ème parcouru depuis le début de l'année.
 
 
 
 
 
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Published by ANTONI - dans Mary W. Shelley
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 15:40

 

EDITE :

je sors de mes cartons cet article que j'avais publié pour la première fois le

20 décembre 2009 car il me semble d'actualité et la circonstance s'y prête admirablement !!!

Mais rassurez-vous, cet article reprendra très rapidement sa place dans l'espace temporel qui lui est réservé...!

 

 

 

Sacramento Police Logo par El Cobrador


La nuit.

Une patrouille de police sillonne les rues du quartier de la vieille ville. Les deux policiers tentent de se réchauffer comme ils peuvent dans la voiture.

"Ouh, plutôt frisquet, ce soir !

- Oui, c'est clair. La nuit promet d'être longue et calme.

- Tiens, pas si sûr. Regarde cet énergumène, là-bas.

- Ah, un peu d'animation. Je vais me ranger à sa hauteur.

- Tu as vu comment il est habillé ?

- Bah, plus rien ne me choque de nos jours. Et puis, c'est la période de l'année qui veut ça, dirons-nous !

...

Bonsoir, monsieur. L'officier de police salua le contrevenant. Je peux vous aider ?

- Oh, c'est très agréable à vous mais j'ai l'habitude, vous savez.

- C'était ironique. On vous observe depuis tout à l'heure. Entrer par effraction chez un particulier est un délit passible d'une peine d'emprisonnement. Ne me dites pas que vous l'ignoriez.


- Je ne fais rien de mal, tenta de se défendre l'individu.

- Ca ne se fait pas, ce n'est pas plus compliqué. Alors, passez votre chemin et vite.

- Je ne peux pas. J'ai du travail.

- J'en doute.

- J'ai tout ça à livrer, en désignant un véhicule.

- Ahh, vous êtes un livreur, en somme ! Et bien entendu, vous effectuez vos livraisons quand tous les "magasins" sont fermés. C'est bien naturel. J'imagine également que si l'on inspecte la cargaison, vous nierez que tout soit "tombé du camion".

- Mais je n'ai pas de camion !

- Arrêtez de vous payer notre tête. Allez hop, nous vous emmenons au poste, histoire d'éclaircir tout ça. Une nuit en cellule devrait vous remettre les idées en place. A votre âge, vous devriez avoir honte.

- Hé bien, dit-il en accusant le coup, je t'ai connu plus gentil que ça, Marc...

- Je ne vous connais pas. En revanche, comment avez-vous deviné mon prénom ?

- Parce que tu me l'as déjà écrit.

- Vous êtes dingue. Je ne vous ai jamais écrit quoi que ce soit, hormis un PV peut-être.

- Si, mais le temps a passé. Tu ne rêves plus, Marc.

Denis, le collègue de Marc, murmura :

- Tu le connais ou pas ?

- Je te dis que non !

- Bon, vous êtes qui à la fin ?

- Ben... le père Noël."

 

 

 

 

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous...

 

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Published by ANTONI - dans Humeur
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