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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 21:08

Bonjour à tous, l'extrait qui va suivre va dans la continuité du précédent (je vous laisse, le cas échéant, vous rafraichir la mémoire, en relisant le passage).

Audrey, ayant quelque peu improvisé, parvint à convaincre son jeune frère, dans un premier temps, de cueillir quelques framboises puis, en s'employant un tant soit peu, le décida à ramasser des crottes de lapins. Le cadet de la famille, sur la demande de sa soeur, inséra les excréments des bestioles à grandes oreilles dans les fruits rouges. L'extrait débute au retour de Bernadette dans le jardin :

(...)
"Ah, te revoilà, dit la sournoise dont l'hypocrisie ne faisait de doute que dans l'esprit de son interlocutrice. Cela fait dix minutes que tu étais partie. On se demandait avec mon frère ce que tu trafiqu... ce que tu faisais.
- Cela ne te regarde pas", riposta sèchement la gamine.
Audrey pivota sur elle-même et fit, à l'attention de son frère, une grimace singeant le faciès qui était celui de Bernadette quand celle-ci lui cracha son venin. Mettant sa rancoeur de côté, elle reprit :
"Nous souhaiterions te faire une surprise ! (...) Je suis sûre que tu as déjà mangé de ces succulentes framboises mais as-tu déjà dégusté des framboises au chocolat ?
- Euh... non. Pourquoi ? Tu en as ? interrogea la gourmande, les papilles gustatives au supplice.
- Bien entendu, et c'est pour te remercier de ta gentillesse que nous nous ferions un plaisir de t'en offrir quelques-unes...
- Ah oui, je veux bien."
(...) Bernadette raffolait de chocolat comme beaucoup de gamins. Max lui tendit les curieux fruits qu'il tenait entre ses deux mains. La petite, quoique revêche, n'en était pas moins clairvoyante. Méfiante, elle proposa :
"C'est bizarre, manges-en, toi ! " à l'adresse du garçon.
Le gamin tressaillit. Il ne s'était pas imaginé qu'elle pouvait réagir ainsi. Mal à l'aise, il cherchait désespérément une porte de sortie que sa soeur, une fois de plus, consentit à lui entrebâiller (...)

Audrey expliqua que Max s'était goinfré pendant son absence.

(...)
Après quelques instants, la petite main blanche accepta les trois framboises artificiellement modifiées. Une légère brise souleva la mèche de cheveux qui voilait le visage de Bernadette, partagée entre plusieurs sentiments qui s'entrechoquaient dans son esprit. (...)
Finalement, la gourmandise ajoutée à la curiosité, l'emporta sur le dégoût du début : elle avala les framboises sans grand ménagement, se pourlécha même les doigts du jus qui s'y était peu à peu accumulé, faisant des "humm" de contentement vers la cuisinière et insista sur le goût particulier du chocolat. Audrey et Max observaient l'action avec écoeurement. Le garçon dut même se retourner vres les cabanes pour ne pas pouffer de rire devant leur victime. Peu après, il jeta un oeil sur sa soeur, plus diabolique que jamais, qui demeurait innocemment près de sa nouvelle "copine", tout sourire :
"Si j'avais pu savoir que tu appréciais tant les framboises au chocolat, j'en aurai préparé davantage."

Voilà pour cet extrait. Chers lecteurs, je dois, à présent, vous faire une confidence. Cette anecdote est tout simplement authentique ! J'ai réellement vécu cette scène avec ma soeur. J'aimerais présenter mes excuses à celle qui, un jour peut-être, se rendra compte de la supercherie mais j'ignore totalement son identité. Les enfants ne sont-ils pas méchants entre eux ? Aujourd'hui encore, je n'ai pas vraiment de remords tant elle s'était montrée méprisante. J'en ris encore, pour tout vous avouer...
Bonne soirée.
Merci et à bientôt.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 20:49

Bonjour à tous,
comme annoncé hier, je vais mettre en ligne un nouvel extrait de LA PRISON PASSIONNELLE. J'ai décidé de mettre un passage un peu long (rassurez-vous, cela fera l'objet de deux articles !). Il se situe au moment où Max, se prêtant au jeu de la confession, relate une anecdote survenue durant son enfance avec sa soeur Audrey.

(...)
En revanche, le Français veillait attentivement à ne pas oublier ce chaud après-midi d'été où, récemment arrivés au Havre, ils rendirent visite à des voisins. D'emblée, la compagnie de la fille de leurs hôtes les avait enfermée  dans une sorte de mutisme méprisant.
"Cette gamine en culottes courtes nous cassait les oreilles avec ses histoires à dormir debout", se justifiait Max.
Les adultes envoyèrent leurs enfants s'amuser dans le jardin _ c'est toujours dans ce type d'endroit qu'on expédie les gamins pour se prémunir de leurs incessantes piailleries. (...) Le problème de communication devait-il se résoudre dans ce jardin ?
Oui.
Audrey et Max suivirent la petite dans son domaine, entamant leur chemin par des sourires complices. Que pouvait susciter ce bref moment de plaisir ? L'idée de rabaisser cette pauvre fille sur son propre terrain avait-il germé dans l'esprit d'Audrey ? Max, sur le coup, n'aurait su l'affirmer. Cependant, il était clair que sa soeur manigançait quelque chose. (...) Le garçonnet entendait mais écoutait à peine, pour tout dire, les élucubrations de celle qui les précédait quand il découvrit, parvenu au centre du jardin, une dizaine de cabanes contenant chacune un lapin, cachées derrière un grand framboisier. Audrey s'approcha des enclos tandis que son frère chipait déjà des framboises à l'insu de la petite Bernadette, puisque c'est ainsi que ses parents la baptisèrent. (...) A l'écart de ce duel qu'elle avait complaisamment laissé se dérouler dans son intégralité, Audrey choisit à son tour d'entrer en scène, en s'adressant pour la toute première fois à la petite :
"Ils sont à toi, ces lapins ? Il est mignon, le blanc", s'exclama-t-elle sur un ton assez mielleux.
(...)
Audrey, la plus honnête qui soit dans son dessein, voulut s'en saisir mais essuya un refus sans détour de Bernadette. Elle s'écria :
"Papa ne veut pas qu'on les sorte sans son autorisation alors n'y touchez pas !"
A ces mots directifs, elle ajouta le geste en refermant la porte plus énergiquement encore qu'elle ne l'avait ouverte il y a un instant. (...) Max s'était convaincu de libérer les esclaves du joug de cette gamine cruelle quand intervint la mère de cette dernière :
"Ma chérie, viens ici, tu veux ?"
Elle s'exécuta immédiatement, sautillant en parcourant le chemin de terre. Comme de bien entendu, elle ne prit pas le soin, avant de prendre congé, de souffler mot à la fille ou au garçon qui se contemplaient, consternés :
"Elle nous laisse comme ça, c'est très agréable ! s'indigna Max.
- Mouais ! cracha sa soeur. Tu sais quoi ? J'ai bien envie de lui donner une bonne leçon." (...)



Voilà pour cet extrait. Très prochainement, vous pourrez lire la suite. Si vous souhaitez savoir quel plan a fomenté la soeur de Max et ce qu'il adviendra de la petite revêche, restez en ligne...

Merci et à bientôt.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 15:00
Bonjour à tous,
j'ai, aujourd'hui, le plaisir de vous livrer un troisième extrait de mon roman LA PRISON PASSIONNELLE ou de l'hypocrisie conspuée.
Max a raccompagné Lady Fairclough chez son père, Nigel. Elle a fait la connaissance de gardiens bien indélicats tandis que le Français est, depuis peu, retenu dans la forêt, en proie à un animal très peu conventionnel.
Ce passage fait la lumière sur les exactes intentions des hommes de Nigel Fairclough :

(...)
Ils étaient tous regroupés, écoutant attentivement les paroles de l'un d'entre eux, celui-là même qui avait gratifié Natasha et ses amis d'un accueil glacial, rappelant un peu la fraîcheur de cette douce nuit. Il commença ainsi :
"Bien, c'est ce soir que nous allons opérer. Si tout se passe comme je l'ai prévu et que vous vous en tenez à exécuter les consignes que je vous énumérerai le moment venu, le vieux sera ruiné d'ici une semaine.
- Comment allons-nous procéder ? s'enquit un subalterne, lourd tant physiquement qu'intellectuellement.
- C'est d'une simplicité enfantine. Je vais tout bonnement m'introduire dans son bureau pour y dérober ses documents de comptabilité. Le vieux a commis l'erreur aujourd'hui de me confier le double de la clé de son coffre. Pourquoi s'obstiner à élaborer les plans les plus sophistiqués quand on vous donne les moyens de réussir infailliblement ?"
(...)
John sortit délicatement la fameuse clé de la poche de son pantalon, l'offrit, en pivotant sur lui-même, aux regards satisfaits des autres et déclara :
"Monsieur Fairclough va apprendre à ses dépens, un peu tard, que la confiance se mérite au-delà de quelques sourires de circonstance, que c'est un sentiment qui ne se transmet qu'aux véritables amis et que l'amitié, précisément, est bien souvent intéressée."
Il contempla à son tour la clé et de sa bouche s'échappa un rire aussi franc que malhonnête. Toutes les figures s'illuminèrent. Le plus petit des conspirateurs osa cependant une remarque :
"Fairclough va bien finir par se rendre compte de l'escroquerie dont il va être la victime...
- Pas dans l'immédiat, répondit rapidement John. Il y a, dans mes connaissances, un petit génie de l'informatique qui se fera un plaisir de nous épauler dans notre démarche. L'ère du grand-banditisme violent, sans âme est révolue. L'heure du piratage informatique est venue. Nous sommes Anglais, des gentlemen quoi ! (...)



Voilà pour cet extrait.
Dans un précédent article, j'avais indiqué que mon histoire s'articulait autour de deux intrigues qui s'imbriquaient au fil des pages. Cet extrait constitue le début de la seconde.

Vous trouverez d'autres extraits de mon roman sur mon blog. Bonne visite.

Merci et à bientôt.
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 16:34
Bonjour à tous,
voici un autre extrait de LA PRISON PASSIONNELLE ou de l'hypocrisie conspuée.
Ce passage se situe au moment où Max, après avoir raccompagné Lady Fairclough dans la villa paternelle, se retrouve bien malgré lui, prisonnier de la forêt. Il explore les environs immédiats de l'emplacement où il a été contraint d'abandonner son véhicule quand il est attiré par un bruit singulier : un grognement animal !

(...)
Max hésita : devait-il camper sur ses positions ou se risquer à découvert et offrir, par la même occasion, l'opportunité au félin de l'attaquer ? Il n'eut pas longtemps à attendre. Dès lors qu'il fit quelques pas, il entendit :
"Hé bien, ce n'est pas trop tôt !"
Aussitôt, l'homme de la mission se tint sur ses gardes, serrant un peu plus encore le morceau de bois qu'il avait ramassé.
"Détends-toi, je ne te ferai aucun mal".
Le pauvre avait beau se retourner, se démener, impossible de repérer la personne qui s'adressait à lui :
"Mais où êtes-vous à la fin ? Je ne crois pas vous connaître... Montrez-vous, si je n'ai rien à craindre.
- Très bien".
      A ce moment, des buissons remuèrent sur sa gauche, une silhouette se dessinait grossièrement à mesure que l'étranger avançait. L'homme devait s'être baissé car il rampait littéralement pour rejoindre celui qu'il avait surpris, renforçant sa stupéfaction. Un mur végétal s'écarta docilement de sorte que l'on allait enfin mettre un visage sur une voix. Pour le plus grand malheur du Normand, un lion gigantesque, terrifiant, fit son apparition. Max, les yeux exorbités, incrédule, poussa un cri d'effroi. Il faisait face au fauve dont le rugissement l'avait considérablement perturbé il y a un instant. Il fut d'abord incapable d'esquisser le moindre mouvement, convaincu que la mort allait bientôt le submerger. L'obstacle était trop conséquent, la fatalité contemplait la victime expiatoire regrettant déjà amèrement de s'être dirigé seul dans ces bois. (...) Il maudissait le sort tandis qu'il se persuadait que son agonie serait des plus brèves tant la gueule de son rival paraissait impressionnante. (...) Puis, refusant l'inéluctable, la peur au ventre, guidé par l'énergie du désespoir et gagné par la frénésie, il se rua vers l'arbre le plus proche et y grimpa. (...)
     Depuis l'épaisse branche sur laquelle il avait trouvé refuge, il bredouilla péniblement, le souffle coupé :
"J'ignore où vous êtes mais si ce lion vous appartient et que vous exercez quelque influence sur lui, raisonnez-le. Je ne veux pas mourir, dit-il encore, implorant.
- Ne t'inquiète pas, je suis inoffensif.
- Ca, je veux bien le croire mais lui ? osa-t-il en pointant du doigt le félidé.
- Il l'est également. Ta réaction est totalement disproportionnée", répondit tranquillement la voix. (...)
Après quelques minutes, Max consentit finalement à redescendre de son perchoir, hésitant, guettant le plus petit changement d'orientation de l'imposante masse au centre de la clairière pour battre en retraite. Le cerveau en ébullition, il s'approcha timidement :
"Bon ! se rassura-t-il en respirant profondément. Vous êtes toujours là, monsieur ? Pourquoi faîtes-vous tant de mystères ?
- Mais je suis ici, tu ne me vois pas ?", répliqua la voix.
     Le jeune homme, comprenant qu'il tenait là un plaisantin à l'humour plus que douteux, s'assit un peu à l'écart du fauve et l'observa. Ce dernier en fit de même.
"Je crois que vous ne percevez pas dans quel état je me trouve ? Cela vous semblera certainement amusant puisque vous persistez à vous dissimuler je ne sais où. Mettez-vous un peu à ma place et vous jugerez rapidement à quel point votre comportement est cruel et puéril. Tout le monde n'a pas la chance d'être aussi familier avec un être si singulier..."
(...)
    Subitement, le lion ouvrit sa gueule et, contre toute attente, annonça :
"Tu ne vois personne car tu te trompes de cible. Je suis devant toi : c'est moi, le lion, qui te parle !" (...)


Voilà, voilà. C'en est fini pour ce passage. J'espère vous avoir mis un peu plus l'eau à la bouche et vous invite, par conséquent, à poursuivre cette lecture et cette aventure en vous plongeant dans LA PRISON PASSIONNELLE ou de l'hypocrisie conspuée.
Merci et à bientôt.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 12:33
Bonjour à tous,
merci de m'accueillir chez vous !

Comme annoncé il y a peu, vous allez découvrir un extrait de mon premier roman : LA PRISON PASSIONNELLE ou de l'hypocrisie conspuée. L'extrait choisi se situe au début de l'aventure, moment durant lequel Max fait visiter la mission à Lady Fairclough.
Bonne lecture à tous et à bientôt.


(...)
Ils dépassèrent les huttes situées les plus au Nord et se rapprochèrent sans véritablement s'en rendre compte du plus grand arbre du village, un fromager dont les ondulations s'écrasaient brutalement contre le sol. Intriguée par les singuliers reliefs du plus vieux résident de la mission, Lady Fairclough vint le contempler à deux ou trois mètres de distance. Postée entre deux méandres, elle eut un vertige en devinant la cime de l'auguste monument. Elle s'extirpa alors des bras indolents de son oppresseur pour le contourner. Le chemin à demi-parcouru, elle s'immobilisa subitement, stupéfaite par ce que son regard venait de lui permettre de découvrir : dans l'épaisse écorce, on avait grossièrement gravé un dessin représentant un lion avec des griffes acérées et une gueule béante. Il ne s'agissait là que d'une nature morte mais cela n'empêcha pas la jeune femme de sentir un frisson lui parcourir le dos.
"Qu'est-ce donc que ceci ? s'enquit-elle auprès de son compagnon, quelque peu secouée.
- C'est, selon les dires des anciens, Shamananga, un monstre vivant dans la forêt voisine. La légende raconte que tous les dix ans, le fauve quitterait sa retraite afin de rendre la justice parmi les hommes. Sa sentence relevant davantage du trouble que d'une légitime impartialité. Certains affirment avoir déjà vu la prophétie  se réaliser mais, de par leurs métabolismes fâcheusement endommagés par le "liquide enchanteur", ils n'ont apporté que des descriptions des plus fantaisistes à ceux qui avaient daigné se pencher sur le sujet. Finalement, personne ne sait, s'il existe, à quoi peut-il bien ressembler. Cette représentation ne figure qu'une illustration de son auteur, donc sa propre perception d'une histoire qu'il a voulu matérialiser.
- Et tous ces braves gens sont convaincus de son existence ?
- Oui, reconnut-il, c'est la raison pour laquelle ils l'ont dessiné, sur cet arbre notamment, tout en tapotant presque affectueusement ledit végétal, pour prévenir les plus jeunes qui n'en auraient pas conscience.
- Mais alors, il faut réagir, s'emportait-elle, construire des barricades, poser des pièges dans et autour de la mission. Nous ne saurions rester insensibles face à une telle menace. J'ai peine à croire que des hommes sensés, érudits tels que le révérend et vous-mêmes, n'en soyez pas arrivés à la même conclusion en tentant de trouver une parade à ce réel péril.
- Diable ! Il est hors de question de céder à une psychose malvenue. C'est sans doute parce que nous sommes des êtres sensés que nous agissons ainsi. Cette histoire ne repose que sur de vagues supputations. Ce croquis est une simple mise en garde. Shamananga, c'est le danger, tous les maux que les Africains doivent exorciser. Rien de plus. (...)


Voilà tout pour cet extrait. Si vous voulez savoir si les craintes de Lady Fairclough sont fondées, si vous voulez connaître la suite de cette aventure, lisez la PRISON PASSIONNELLE...
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