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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 22:15

 

 

4ème de couv' :

Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

Après L'écrivain de la famille, couronné par de nombreux prix, Grégoire Delacourt déroule une histoire folle et forte d'amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter la liste de nos envies.

 

Mon avis :

186 pages. Roman publié en 2012.

Etant très peu féru de littérature française contemporaine, c'est sans surprise que je vous apprendrai que je ne connaissais pas Grégoire Delacourt. Pour autant, son visage ne m'était pas totalement étranger. En effet, j'avais eu l'occasion en mars de l'an dernier de le croiser sur le stand des éditions JC Lattès au Salon du livre de Paris lors d'une séance de dédicaces pour ce livre ! A l'époque, j'avais été marqué par la longueur de la foule qui patientait gentiment devant lui.

Alors, lorsque je suis tombé sur ce livre lors de mon dernier passage au cercle de lecture de mon travail, je peux vous assurer que je n'ai pas hésité longtemps avant de m'en emparer.

L'histoire est simplement belle ; elle peut correspondre à celle de bon nombre d'entre nous : ce qui explique la raison pour laquelle elle a su fédérer autant de lecteurs autour d'elle.

Jocelyne est mariée depuis plus de vingt ans à Jocelyn Guerbette. Elle mène une vie rangée à Arras. Elle tient une petite mercerie à l'activité florissante et, parallèlement, rédige régulièrement des articles sur son blog de loisirs créatifs. Dans sa rue, elle converse quotidiennement avec deux amies qui dirigent le salon de coiffure voisin. Celles-ci s'évadent en rêvant de remporter la prochaine cagnotte du loto.

Et comme le dernier ticket porteur des cinq numéros gagnants a été validé sur la commune d'Arras, les fantasmes vont bon train. Jocelyne n'y échappe pas et dresse la liste de ses envies, celle qui lui permettrait d'assouvir ses passions et de réaliser ses rêves.

Emportée par un mystérieux pressentiment, elle vient faire contrôler son ticket de loto auprès du buraliste et découvre _ sans surprise ! _ qu'elle est l'heureuse gagnante.

 

 

Le champ des possibles s'ouvre alors devant elle mais... certains écueils également. Quel bouleversement dans une existence lorsque l'on a toujours vécu chichement ! Le regard des autres va-t-il changer ? Et le regard de l'être aimé ? Jocelyne peut-elle poursuivre ses activités sans attirer l'attention autour de sa nouvelle fortune ? Partagée entre l'idée d'encaisser un chèque de quinze millions d'euros qu'elle a récupéré à la Française des jeux et celle de le détruire, elle retarde l'échéance en le dissimulant dans sa garde-robe.

 

Comment expliquer aux autres sa réaction ?

Personne ne peut lui venir en aide, à commencer par sa mère, décédée alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Son père se réjouit de la nouvelle... avant de l'oublier six minutes plus tard. Atteint d'une maladie dégénérative, il demande toutes les six minutes à sa fille de lui décliner son identité !

Pourquoi ne pas confier ses hésitations à ses enfants ?

Le fils est bien trop distant. Quant à sa fille, elle l'est également, non par l'esprit mais par les kilomètres qui séparent Arras de Londres, cité bouillonnante où elle officie en qualité de cinéaste amateur.

Et Jocelyn dans tout ça ?

Jocelyne ne veut pas le déranger car il suit depuis peu une formation de contre-maître dans son entreprise afin de gagner, à terme, près de 3 000 € par mois...

 

Jocelyne finira _ je vous rassure ! _ par se décider. Mais ne sera-t-il pas trop tard ? Comme le suggère la 4ème de couverture, n'a-t-elle pas plus à perdre qu'à gagner ?

 

En résumé, cette lecture m'a semblé assez agréable. Elle ne saurait vous laisser indifférente. C'est en cela que je vous recommanderai La liste de mes envies. Car tout un chacun a déjà échafaudé les plans et développé des projets pharaoniques quand l'argent n'est plus qu'une formalité.

Je ne saurai conclure cet article sans vous révéler qu'une adaptation cinématographique est en projet avec Mathilde Seigner dans le rôle de Jocelyne et Marc Lavoine, dans le rôle de Jocelyn.

 

Pour l'anecdote, l'intrigue m'a donné à réfléchir lorsque j'ai découvert le résumé de ce roman. En effet, je vous fais part, en de rares occasions sur ce blog, de mes projets d'écriture. REVERS DE FORTUNE, le manuscrit sur lequel je travaille actuellement, a pour point de départ, un homme qui se retrouve à la tête d'une fortune de 15 millions d'euros après avoir remporté la cagnotte du loto. Déroutant, non ?

Tout le mal que je me souhaite, aujourd'hui, c'est que REVERS DE FORTUNE, en version standard ou numérique, fédère aussi peu de lecteurs que Grégoire Delacourt a su en attirer grâce à son livre !!! 


Ma note : 3.75 / 5.

 

Ce livre est le second roman lu depuis le début de l'année.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 21:00

 

 

4ème de couv' :

Paris – Nouvel an chinois – Le lieutenant Chim de la BRT (Brigade de Recherche et de Traque) est envoyé sur une scène de crime dans la campagne normande. Un fermier et sa famille ont été assassinés avec une sauvagerie inouïe. Les prélèvements effectués laissent songeurs : tueurs multiples, probablement des fugitifs qui auraient peut-être agi sous l’influence d’une nouvelle drogue.
Mais le laboratoire d’analyse révèle des résultats autrement plus inquiétants qui vont entraîner Chim dans le monde troublant de la recherche génétique de pointe. Premier théâtre de son enquête : le laboratoire qui fabrique le célèbre « Jouv X », produit miracle qui promet la jeunesse éternelle. De Paris à la Scandinavie, des tours de la Défense aux fonds marins de la Manche, Chim va mener une enquête redoutable et périlleuse pour remonter la piste des tueurs. Jusqu’à ce qu’il découvre l’horreur suprême, diabolique, qui menacera son intégrité mentale et la survie de l'humanité.

 

 

Mon avis :

380 pages. Roman publié en 2011.

C'est la première fois que je lis un roman de Régis Descott. De ce que j'ai pu découvrir au gré des articles de presse qui lui sont consacrés, l'auteur, dans son oeuvre, a opéré un virage de plus d'une centaine de degrés en écrivant cette intrigue. Pour être honnête avec vous, ce livre n'est pas un coup de coeur. Pour autant, il se veut novateur et dérangeant. En cela, Descott aura atteint sa cible.

 

L'histoire se déroule dans un futur non défini même si l'on sait que la Terre a connu son troisième conflit mondial. Le monde s'est finalement reconstruit mais panse, aujourd'hui encore, ses plaies. Le lieutenant Chim' est envoyé sur une scène de crime dans le Nord-Cotentin (eh, c'est pas loin de chez moi !!! ) où sept victimes sont recensées. La traque commence alors pour le lieutenant de police... Enquête et analyses, les découvertes se multiplient et l'horreur et l'impensable gagnent du terrain sur toute autre considération.

 

Le temps des questions :

Que s'est-il passé en Normandie ? Quel est le mobile des meurtriers ? Qui tire les ficelles du laboratoire où est développé le "Jouv'X", le traitement permettant pour les plus chanceux de vivre jusqu'à l'âge invraisemblable de 150 ans ? Quelle genre d'hommes sont ces fugitifs insaisissables ? Quelle aide va apporter au lieutenant, Vera Marsan, l'ancienne femme de sa vie, laquelle travaille précisément pour le laboratoire ? Quel type d'expériences est mené sur les rats utilisés ?

Vous n'obtiendrez de réponses à toutes vos interrogations qu'en parcourant les pages de L'année du rat.

 

Vous l'aurez peut-être deviné mais ce livre traite d'OGM et, de fait, de manipulation génétique. C'est un sujet qui, s'il m'interpelle, me dérange quelque peu. Ce malaise aura parfois pris le dessus sur mon objectivité et finalement orienté mes choix lors de l'attribution de ma note.

 

Ce roman est une réflexion sur le monde de demain avec ses nouvelles orientations, ses nouvelles obligations et son besoin irrépressible de survivre aux périls qui nous guettent. Charles Darwin y est implicitement nommé car l'intrigue représente une étape charnière dans la théorie de l'évolution telle que pensée par le célèbre naturaliste. Evoluer pour survivre. Comment ? Telle est la question fondamentale que vous pose Régis Descott. Je vous recommande ce livre pour _ notamment _ sa conclusion qui donne évidemment à réfléchir et place son personnage principal dans une situation inédite. (Je ne vous en révélerai pas davantage. Non, non, non !!!)    

 

Ma note : 3 / 5.

 

Ce roman est le 25ème livre lu depuis le début de l'année.

 

 

 

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:42

 

 

4ème de couv' :

Abandonnés au fond de la forêt ou de hangars vétustes, des cadavres comme on n'en a jamais vu, mutilés de façon rituelle, porteurs de messages cabalistiques semblables à ceux que laissait derrière lui le Bourreau de Portland, avant qu'une balle dans la tête ne vienne à bout de sa carrière... Le tueur serait-il revenu d'outre-tombe ? S'agit-il d'une secte particulière qui prélève toujours les mêmes morceaux du corps de ses victimes pour d'étranges cérémonies ? Des bibliothèques ésotériques aux égouts de la ville, l'inspecteur Brolin et une jeune étudiante en psychologie plongent dans une enquête infernale, tandis que la police scientifique et la médecine légale se perdent en conjectures. Et peu à peu, des brumes mystérieuses de la Willamette River va surgir un secret effroyable que nos deux limiers devront affronter au péril de leur âme.

 

Mon avis :

515 pages. Roman publié en 2002.

C'est la première fois que j'ouvre un livre signé Maxime Chattam, auteur jeune et brillant à l'oeuvre angoissante et prolifique. Récemment, j'ai vu qu'il se livrerait à une séance de dédicaces à la FNAC Saint-Lazare (à Paris, donc !) le 20 juin prochain. Je ne sais encore si je pourrai m'y rendre mais, dans le doute, je me suis dit que ce serait dommage de le rencontrer furtivement sans même avoir lu l'un de ses livres. Comme je ne suis pas un garçon très original, j'ai commencé par son premier roman. J'en profiterai ici pour remercier mon ami Milo qui me l'a gentiment prêté.

 

Un mot pour résumer mon impression de lecture : excellent.

 

Mais franchement inquiétant. L'auteur ne soutient pas autre chose lorsque l'on parcourt ses remerciements : "Ce roman n'est dédié à personne, une histoire aussi noire ne saurait l'être."

Nous voici donc propulsés dans la ville de Portland, Oregon, dans laquelle sévit un tueur en série, surnommé Le Bourreau de Portland. Les corps sans vie de jeunes femmes sont retrouvés dans des lieux ne présentant aucun lien entre eux. Mais la similitude des mutilations intrigue. En effet, chaque victime est amputée de certains membres et ont leur front totalement mutilé. L'enquête prouvera rapidement que le tueur versait de l'acide sur le crâne de ces pauvres femmes. L'inspecteur Joshua Brolin part alors sur les traces du tueur, découvre son repaire et l'abat froidement d'une balle dans la tête juste avant qu'il sectionne le bras de Juliette Lafayette, la dernière personne que Leland Beaumont aura kidnappée.

Un an passe.

Un an durant lequel Juliette tente de se reconstruire, auprès de sa famille et de Camelia, sa colocataire. A l'occasion, elle se confie à Joshua, l'inspecteur qui lui a sauvé la vie et, même si elle s'en défend encore à ce moment-là, qui pourrait lui ravir son coeur... En tenant compte de ces affreuses circonstances, la vie semble reprendre ses droits, sauf qu'une nouvelle victime est découverte, sacrifiée selon les mêmes rites que pratiquait Leland Beaumont...

 

Le temps des questions : Qui est le tueur ? Fan ou pâle imitateur de Leland Beaumont ? Que penser des limites de la science quand l'ADN prélevé sur la nouvelle scène de crime incrimine Leland Beaumont ??? Juliette est-elle à nouveau exposée ? Milton Beaumont, le père du Bourreau de Portland, prétendu simple d'esprit, l'est-il réellement ? Qui incarne l'âme du mal, si ce n'est Leland Beaumont lui-même ?

 

Vous ne trouverez de réponses à ces angoissantes questions qu'en osant lire sans retenue ce brillant roman.

 

L'âme du mal est le premier opus de la trilogie du mal, comprenant également In tenebris et Maléfices. 

 

 

Bon, bah Milo, tu sais ce qu'il te reste à faire ???? Ne sois pas pressé, je laisse toujours passer un peu de temps entre deux lectures d'une même saga !!!!

 

 

Ma note : 5 / 5. 

 

Ce roman est le 16ème livre lu depuis le début de l'année.

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:50

 

 

4ème de couv' :

"Je vais le tuer, mon instituteur ! J'ai dix ans. C'est le bon âge pour commencer une carrière de meurtrier...

Je sais comment je vais le tuer. A coups de... fautes d'orthographe ! Le crime parfait, par excellence ! Du 20 sur 20 !"

Dans une classe d'école primaire, un gamin est debout sur son pupitre, les mains sur la tête, un cahier accroché autour du cou. Puni...

Pourquoi veut-il tuer son instituteur ?

 

Mon avis :

121 pages. Roman publié en 2012.

C'est la première fois que je tourne les pages d'un livre signé Daniel Picouly. Petit format, ce roman est une chronique d'enfance, contée par l'auteur du haut de ses 10 ans.

Pour tout vous dire, j'ai eu l'occasion de me rendre au théâtre où Daniel Picouly se produisait dans l'adaptation de ce mini-roman. A l'issue de la représentation, je me suis procuré un exemplaire du livre qu'il m'a gentiment dédicacé. Nous avons échangé brièvement et j'ai trouvé Daniel Picouly très accessible. D'aucuns se contenteraient de dire de lui que c'est un "type bien", simple. Je l'ai recroisé par la suite, lors d'une séance de dédicaces au salon du livre de Paris, fin mars : même impression.  

 

Pour en revenir à ce livre, il se lit à la vitesse de l'éclair puisque je l'ai lu en moins d'une heure dans le train. Vous l'aurez compris, ce livre est autobiographique. Il est à la fois drôle et tendre, constellé d'anecdotes croustillantes racontées par Daniel Picouly, certes, mais le Daniel Picouly animé des certitudes d'un enfant de 10 ans.

 

Ce livre est une formidable leçon pour tous les cancres qui ne s'ignorent pas !

 

Quand l'on est capable de "commettre " 26 fautes 3/4 dans une dictée, il apparaît inconcevable que l'on puisse devenir quelques décennies plus tard un écrivain apprécié d'un large lectorat. Et pourtant...

Avoir dans son passé quelques démêlés avec la justesse (!) n'empêche aucunement d'assouvir sa passion.

 

J'imagine à quel point l'exercice a dû être passionnant. Se projeter dans le passé en gardant son âme de pré-adolescent. Il est malheureusement aussi fait mention de certaines blessures de l'auteur dans ce texte. Je ne développerai pas davantage car j'ai eu le sentiment _ davantage dans la pièce que dans le roman lui-même _ qu'il y avait une émotion palpable dans les quelques allusions faites dans le récit. Une véritable intimité s'est installée lors de la représentation entre l'acteur Picouly et l'ensemble des spectateurs.

 

Pour résumer, je vous conseille vivement ce roman qui ravira _ cela va sans dire ! _ les passionnés de théâtre comme les lecteurs férus de roman d'enfance. Toutes proportions gardées, j'ai parfois pensé à la plume de Marcel Pagnol et aux pérégrinations du petit Marcel dans la garrigue... 

 

Sans transition aucune, je vous propose d'aller voir le site consacré à l'auteur, vous y découvrirez notamment son actualité, ses prochaines dédicaces ainsi que les différentes dates de sa tournée de la pièce "La faute d'orthographe est ma langue maternelle". C'est ICI.

 

Envie de savoir ce qu'en a pensé Koryfée ? Je vous en prie, cliquez sur son pseudo...  

 

Ma note : 5 / 5.

 

Ce livre est le 15ème roman lu depuis le début de l'année.

 

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 12:30

 

EDITE :

Bonjour à toutes et à tous. Je suis moins présent en ce moment et pour cause, je pars en déplacement ce jour pour UNE voire DEUX semaines. Merci pour tous vos commentaires. Je publierai l'article concernant le récap' du challenge début mars, dès mon retour.

Bon dimanche et bonnes lectures. A bientôt. See you.

  

 

 

 

 

4ème de couv' :

Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

 

Mon avis :

126 pages.

Autant vous le dire tout de suite, je n'avais encore jamais ouvert un livre signé de cet auteur. Comme vous le voyez, celui-ci est excessivement court et encore, c'est écrit assez gros : une longue nouvelle qualifierait mieux cet écrit. Vous avez lu le résumé, on suit dans son périple Garance, accompagné de sa famille.

J'ai apprécié le style d'Anna Gavalda, du moins dans ce court récit : c'est simple, percutant et efficace. On retrouve toutes et tous un peu de notre propre famille au fil des pages. Et ce sera, à mon sens, le talent de l'auteur : avoir su retranscrire les émotions et les sentiments qui unissent des frères et des soeurs à travers des anecdotes fleurant bon la nostalgie de l'enfance. Elle a su rentrer dans la mémoire du lecteur.

 

L'humour aussi est bien présent grâce à Nathalie, la belle-soeur revêche, en décalage avec Simon, Garance, Lola et Vincent car elle ne partage pas les mêmes souvenirs et surtout parce qu'elle est particulièrement coincée (et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux soeurs lui en font bien baver. D'ailleurs, on prend du plaisir _ si, si ! _ à la voir souffrir moralement parce que l'on a toutes et tous rencontré quelqu'un dans nos vies qui ressemblent à Nathalie !!!).

 

C'est gentil, c'est plein de bons sentiments, donc.

Mais l'arbre ne cache pas la forêt. Ce livre m'a partiellement déçu : je ne m'attendais pas à ça, pour tout dire, en m'imprégnant d'une intrigue imaginée par un auteur reconnu.

Du début jusqu'au dernier mot de son livre, on nous sert des marques en veux-tu en voilà, si bien que j'avais parfois l'impression de feuilleter les prospectus des grands magasins que l'on reçoit tous dans nos boites aux lettres.

 

Et puis, la quatrième de couverture évoque Dario Moreno ou la boulangerie Pidoune : nous serions donc enclin à penser que l'aventure est rythmée par les tonalités du chanteur et agrémentée par la dégustation de viennoiseries ou autres patisseries. Que nenni ! Ce ne sont que deux détails de l'histoire ?!? Surprenant.


Comme il se lit vite et que l'histoire demeure simple, j'ai bien peur de ne pas du tout me souvenir de ce livre dans un mois. Malgré tout, je poursuivrais l'expérience Gavalda car elle a su toucher un public large (et pourquoi donc, me direz-vous ? Car elle évoque _ du moins dans ce livre _ une tranche de vie qui nous interpelle toutes et tous). Il n'y a donc pas de raison qu'elle n'y parvienne pas avec moi. Nous verrons bien... 

 

Ma note : 2.5 / 5.

 

Découvrez d'autres avis sur les blogs suivants : au fil des pages, Littlejohn, Marie, Yohan, Laeti, Pat, Theoma (article très enthousiaste), Laconteuse, Mona (dont le livre est dédicacé par l'auteur, excusez du peu !), Silvi.     

 

 

Ce livre est le quatrième lu depuis le début de l'année.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:30

 

 

Le Tour du Monde en 80 Jours.gif

 

 

4ème de couv' :

En 1872, un riche gentleman londonien, Phileas Fogg, parie vingt mille livres qu'il fera le tour du monde en quatre-vingts jours. Accompagné de son valet de chambre, le dévoué Passepartout, il quitte Londres pour une formidable course contre la montre. Et au prix de mille aventures, il va s'employer à gagner ce pari.

 

Mon avis :

279 pages. Roman publié en 1876.

Ah, Le tour du monde en 80 jours. Cela m'évoque tant de souvenirs : ma jeunesse, le fameux dessin animé, l'aventure...

 

Hachijunichikan Sekai Isshû - Main title - Tour du Monde en 80 Jours (le) - Générique

 

Et puis, j'ai grandi. C'est donc avec un plaisir non feint que j'ai replongé allègrement dans cette histoire, me délectant de l'épopée de cet illuminé d'Anglais, persuadé qu'il était, à son époque, de pouvoir accomplir une rotation complète de la Terre et ce, en moins de 80 jours.

J'ai retrouvé Phileas Fogg, redécouvert son flegme (parfois caricatural), son sens de l'à-propos ; je me suis amusé avec Passe-Partout, serviteur Français espiègle, débrouillard et n'hésitant pas à montrer les poings lors de situations conflictuelles ; j'ai subi comme tous les lecteurs la défiance du détective Fix à l'encontre du gentleman Fogg. En revanche, je n'avais aucun souvenir de Mrs Aouda, cette jeune et belle Indienne sauvée de ses pairs par le riche Anglais.

Bien sûr, j'ai vibré et retenu mon souffle à chaque fois que ce quatuor rencontrait une difficulté qui contrecarrait leur avancée. Et c'est avec ravissement que j'apprenais de quelle manière ils parvenaient à contourner l'obstacle.

 

  

 

Londres - Suez - Bombay - Calcutta - Hong-Kong - Yokohama - San Francisco - New-York - Londres : voici donc le parcours de nos aventuriers. Et s'il était initialement prévu qu'ils rallient les différentes étapes par le rail et la mer, notre quatuor dut pourtant utiliser d'autres moyens de transport, tels que l'éléphant ou un traîneau à voiles (!), par exemple. 

 

Mais, si la magie n'opère plus (j'ai grandi, je l'ai déjà dit !!!), le charme demeure. Et il n'y a qu'à relire la fin (que tout le monde connait), pour s'en persuader.

Nous n'avons pas forcément l'habitude de nous enorgueillir de la nationalité d'un individu, de nous gargariser à coups de patriotisme exacerbé. Pour ma part, je n'ai pas honte de chanter ma fierté de partager la même nationalité que ce grand monsieur qu'est Jules Verne.

Ses écrits, comme ses théories, étaient tellement novateurs pour l'époque qu'aujourd'hui encore, ses histoires font de lui un messager intemporel.

 

Je vais relire d'autres "Jules Verne" _ j'ai déjà envie de suivre le professeur Arronax et Ned Land dans leurs pérégrinations ! _ et si l'un d'entre vous est tenté de lancer un challenge JULES VERNE, je m'y inscrirai volontiers. Néanmoins, à tous ceux qui ont des étoiles au centre de leurs pupilles lorsque l'on évoque Le tour du monde en 80 jours, à tous ceux-là, je leur déconseillerai une nouvelle lecture.

En effet, je me suis parfois ennuyé en lisant des passages qui ne faisaient pas avancer l'intrigue, à mon sens. Evidemment, cela reste un TRES grand classique français : cet avis _ qui ne s'auto-détruira pas dans cinq secondes, vous pouvez poursuivre la lecture de cet article tranquillement ! _ est donc strictement personnel.

 

Vous trouverez ci-dessous un extrait de l'adaptation cinématographique de 1956, avec David Niven (ah, le Cerveau !) et Shirley MacLaine dans les rôles principaux.

 

 

 

 

Bon, il y a eu d'autres interprétations mais elles n'ont, à mon humble avis, pas le rendu de cette version.

 

Ma note : 3.5 / 5

 

 

Venez découvrir les avis d'autres lecteurs sur leurs blogs :Sharon, Regard d'enfant, Au fil des pages.

 

 

Ce livre est le troisième lu depuis le début de l'année.

 

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 21:00

 

  Hygiene de l'assassin

 

4ème de couv' :

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain, que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu.

Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci. Dans ce premier roman d'une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli. 

 

Mon avis :

222 pages.

Je dois vous dire pour commencer que j'avais un a priori plutôt défavorable pour l'auteur avant d'entamer cette première lecture. Je ne sais ce que cela donnera pour les autres mais je me suis vraiment bien amusé en parcourant ces quelques pages.

Le personnage de Prétextat Tach est monstrueusement attachant.

Imaginez un peu : prenez le côté acariâtre de Tatie Danielle, le côté brillamment intelligent et perfide d'un Hannibal Lecter (en occultant le goût pour la chair humaine : ouf !) et une surcharge pondérale à faire passer Obélix pour une crevette ; saupoudrez avec une bonne dose de froid cynisme, secouez le tout énergiquement et vous obtenez... Prétextat Tach.

Le vieil homme, égocentrique, maniant aussi bien l'arrogance que la plume qui lui valut le prix Nobel de littérature, fait valser ses intervieweurs et les renvoie à leurs chères études, en moyenne, en moins de six pages. L'homme déteste les hommes, exècre les femmes au plus haut point et abhorre l'image que lui renvoie son miroir. (Lui-même se définit comme "un tas de saindoux").

Le quatrième journaliste s'avère être une femme, ce qui va considérablement le déstabiliser, surtout quand l'on sait que Nina n'est pas facile à impresssionner ni même à décontenancer. Celle-ci va avancer une théorie confrontant le célèbre écrivain à un passé particulièrement embarrassant. Sur le reculoir, mis en difficulté, l'homme, mourant, lui dévoilera le terrible secret qui l'a isolé du reste du monde pendant plus de soixante ans.

La fin du roman dénote un peu de l'humour subversif rencontré dans la première moitié du livre, c'est un peu perturbant mais il nous fallait tout de même glisser tranquillement vers le dénouement.

 

J'ai particulièrement apprécié que l'essentiel de l'intrigue soit basée sur des dialogues réunissant au maximum deux personnes. Il n'y a donc pas de fioritures, l'auteur privilégiant l'action à la description.

En définitive, Hygiène de l'assassin est plutôt une bonne découverte. Je ne sais pas ce que vaut les autres romans signés Nothomb mais celui-ci ne m'a pas découragé, bien au contraire.

 

Comme souvent, je vous propose d'autres avis afin de vous faire une opinion plus précise encore : Iluze, Jayce, Lylou, Pauline, Yumiko et Archessia

 

Ce roman a fait l'objet d'une libre adaptation cinématographique en 1999 signée François Ruggieri, avec Jean Yanne et Barbara Schulz dans les rôles principaux. Je ne l'ai pas vu mais j'imagine combien Jean Yanne avait dû s'épanouir dans ce rôle !!!

  

 

 

 

Ma note : 4 / 5.

 

Ce roman est le 36ème lu depuis le début de l'année.

 

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:00

 

defi_classique.jpg

 

4ème de couv' :

 Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.

Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour.

 

Mon avis :

215 pages. Publié en 1947.

Pfiouuu ! Tel que vous me lisez, je suis fort embêté. Si vous vous promenez de temps à autre sur ce blog, vous savez que c'est le deuxième livre de Boris Vian que je parcours. Je vous invite à vous arrêter ICI pour vous en persuader, le cas échéant. Avant d'ouvrir cet ouvrage, Boris Vian représentait, à mes yeux, un auteur classique, un nom qui compte dans la littérature française. Ce livre, avec ce titre poétique, une vision du déclin du monde et de la fuite du temps, augurait un agréable moment de lecture.

 

A ce propos, je vous renverrai sur la présentation et plus particulièrement sur les commentaires des lecteurs sur le site Amazon.fr.

Les avis semblent unanimes.

Au risque de me faire l'avocat du diable, je peux bien vous avouer à présent que... j'ai détesté ce livre. Il est tellement farfelu, saugrenu, à lire au 40ème degré que je me suis allègrement brûlé les phalanges.

 

Je reconnais un mérite conséquent à l'auteur : il est le maître incontesté de l'image et de la métaphore. Malheureusement, je ne suis pas du tout rentré dans son délire. Sans doute devrais-je le relire bien plus tard et aurais-je une approche toute autre ? Aujourd'hui, je suis déçu.

Et je ne comprends pas.

Ce roman figure parmi les classiques de la littérature. Il est régulièrement proposé au collège et au lycée par les professeurs. (à cette époque, j'aurais probablement  apprécié ce roman, à nul autre pareil ; cela change des classiques). Certes, j'ai relevé quelques formules bien senties comme "passage à tabac de contrebande", notamment. De même, il y a des innovations verbales étonnantes : l'antiquaire devient l'antiquitaire, le pompier devient le pompeur. Toutefois, ne me demandez pas l'utilité d'une telle innovation.

Mais, pour le reste... Je suis plutôt bon public, j'ai bien ri une à deux fois mais la plupart du temps, j'ai trouvé ça un peu lourd.

 

Comme je l'écrivais plus haut, je suis embêté. Ce n'est pas rien. L'on parle tout de même  de Boris Vian, un poète brillant du siècle dernier. Je ne suis peut-être pas assez ouvert ?

 

J'ai suivi Colin comme je l'ai pu, mais je l'ai mal accompagné tant je ne reconnaissais rien.  L'homme est prêt à tout, jusqu'à dilapider sa fortune, pour sauver sa femme Chloé, malade. Un nénuphar pousse dans ses poumons (normal !), empêchant la pauvre femme de respirer normalement. Loin du symbole du mal qui ronge que représente le nénuphar, c'est le traitement qui intrigue : deux cuillerées d'eau par jour ainsi que des fleurs à profusion dans sa chambre d'hôpital. La présence de fleurs plus superbes les unes que les autres va contrecarrer l'épanouissement du nénuphar, soudainement pris de jalousie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


La loufoquerie aurait pu être le thème général de ce roman mais je n'en suis même pas sûr. Je ne suis même pas d'accord avec la 4ème de couv' (très vendeuse) quand il est expliqué que les quatre personnages principaux passent leur temps à patiner : une seule fois, il est mentionné dans le livre que Colin et Chick se rendent à la patinoire. Et, quand ils en ressortent en toute hâte, Colin décapite, à coups de patins à glace, un employé qui prend trop de temps pour leur remettre leurs souliers. Normal, une fois encore. On parlera, comme le stipule la 4ème de couv', de décalage incongru !

 

Mes futurs détracteurs me parleront d'image, de la symbolique du geste. Sans doute... mais je n'adhère pas. Je compte sur l'avis de certains pour éventuellement me remettre dans le droit chemin car là, j'ai l'impression de m'être perdu dans ce choix de lecture. Je reste, à ce sujet, ouvert à la discussion car j'aurais bien envie que l'on m'explique le message du livre. Je sais faire preuve d'imagination et rêver, dans l'absolu mais là, ça ne passe pas. J'espère ne pas être le seul à penser ainsi ?!? (soupir angoissé)

 

Par ailleurs, il y a eu une adaptation ciné, daté de 1968 de ce livre, avec notamment Jacques Perrin et Marie-France Pisier. Peut-être le film me permettrait-il de me réconcilier avec l'histoire ?

 

 

Ma note : une tomate* / 5.

 

* Comme j'ai un peu (beaucoup ?) de respect pour l'auteur, je n'ai pas envie de le descendre impunément (et puis, je ne suis personne par rapport à lui). Je l'avais gratifié de la note d'une banane / 5 lors de ma première lecture, cette fois-ci, ce sera la tomate, qui est, de loin, mon fruit préféré. Si c'est pas du respect, ça ? Et ce ne sera pas plus bizarre que l'univers de ce grand monsieur.

 

Pour vous faire une autre idée, courez vite chez Philippe pour découvrir son avis.

 

Ce livre, lu dans le cadre du challenge J'AIME LES CLASSIQUES organisé par Marie L., est le 33ème lu depuis le début de l'année.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 20:00

 

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4ème de couv' :

Un homme se fuit en parcourant le monde, entrainant dans son long voyage son épouse, essayant d’oublier ses pulsions amorales. 

 

Mon avis :

182 pages.

Ce roman, c'est mon père qui me l'a offert, m'en disant le plus grand bien. L'immoraliste a été publié en 1902 ; cette date a son importance surtout lorsque l'on sait qu'André Gide aborde dans son livre le thème controversé de l'homosexualité. A l'époque, c'était complètement tabou. Si, aujourd'hui ce n'est plus le cas, il faut savoir qu'en 1960, les parents interdisaient formellement la lecture de ce livre aux garçons. (Je le sais, c'est papa qui me l'a dit !!!)

 

Aussi sulfureux soit-il, L'immoraliste ne tombe pas dans la caricature tel que l'on pourrait le craindre.

En réalité, Michel, uni à Marceline suite à un mariage arrangé, confie à ses amis son manque d'amour pour sa moitié. Au contraire, il découvre presque à son insu sa préférence pour la compagnie des jeunes hommes.

Au grand dam de Marceline, si Michel ne va pas faire éclater la vérité, il ne va rien faire pour réfréner ses désirs. Le couple, partagé entre la passion et les non-dits, va voyager entre la France, la Suisse, l'Italie et le nord de l'Afrique. Chaque étape sera l'occasion pour Michel d'aller à la rencontre de gens différents. Mais il n'y a rien de cru dans le style d'écriture d'André Gide. Tout au plus Michel trouve-t-il certains hommes particulièrement beaux et parvient-il à leur voler un baiser.

 

Vous le comprenez, particulièrement révolutionnaire pour son époque, L'immoraliste a perdu aujourd'hui son côté subversif. Autre temps, autres moeurs !

 

Ceci étant dit et accepté, ce livre demeure un très bon livre, rapide à lire et porteur d'un message essentiel : si Michel se découvre peu à peu, il aura toujours des sentiments d'amitié et de profond respect pour Marceline. 

 

Ce roman, je vous conseille vivement de le lire si vous ne connaissez pas l'auteur. Si vous avez déjà parcouru des centaines de pages sur le thème évoqué, vous le jugerez assurément dépassé. Pour les passionnés d'une histoire d'amour un peu décalé, ne cherchez plus : ce livre est pour vous !

 

C'est le troisième livre écrit par André Gide que je lis et c'est le second commenté sur ce blog, après La symphonie pastorale.

 

 

 

L'info étonnante :

 

 

Qui l'eut cru ???

James Dean, monstre sacré, a commencé sa carrière et s'est fait remarquer par Elia Kazan en interprétant l'immoraliste à Broadway !

 

Ma note : 3,5 / 5.

 

Si vous voulez vous faire un autre avis, allez vite consulter celui de Gérard.

 

 

Ce roman, lu dans le cadre du challenge J'AIME LES CLASSIQUES, organisé par Marie L., est le 28ème lu depuis le début de l'année.

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 10:00

   

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4ème de couv' :

Ah ! que la guerre est jolie quand on a quinze ans et que l'on aime ! Sur les bords de la Marne, tandis que tonne le canon, ils s'aiment, en effet, d'une passion coupable. Lui, un peu veule, à peine sorti de l'adolescence, nourri de Rimbaud, épris de liberté. Elle, déjà femme, risquant l'impossible du haut de ses 19 ans. Tous deux ivres de ce printemps assassin de 1917. Marthe vient juste de se marier ; Jacques, son époux est au front. Le tromper au grand jour, c'est pousser trop loin l'inconscience, la trahison, le scandale... Et lorsque survient la promesse d'un enfant, l'amant s'éclipse comme un gamin aux prises avec une aventure d'homme... Comme les roses n'ont qu'une saison, il en est de même de l'amour. Un destin tragique, celui de Radiguet...


 

 

Mon avis :

189 pages.

Difficile de parler de ce livre sans évoquer la vie de Raymond Radiguet. L'homme, né en 1903, est mort en 1923, emporté par la fièvre typhoïde (à seulement 20 ans !). Il n'aura publié que deux romans, le second à titre posthume. Malgré une brève existence, il a côtoyé Jean Cocteau, Paul Valéry, Picasso ou Modigliani.

 

Le diable au corps, c'est sa véritable histoire, celle d'un adolescent qui découvre l'amour, le plus beau, le plus intense, celui que l'on s'imagine être le dernier : le premier !

En rencontrant Marthe, il ne rencontre pas seulement la passion, mais également la palette de sentiments qui l'accompagne : la possession, l'inquiétude, la jalousie, l'exclusivité, sentiments exacerbés par l'aveuglement.


C'est une belle histoire, simple. On se laisse porter par cet amour fulgurant. Il y est question d'adultère mais Raymond Radiguet a su l'humaniser, le justifier aux yeux du lecteur. Jacques, l'époux de Marthe, n'est probablement pas le plus mauvais mari mais il présente le terrible inconvénient de ne jamais avoir été aimé de sa femme... qui n'a accepté ce mariage que pour ne pas heurter les convenances.


Ce roman est un classique de la passion. Je crois qu'il peut être lu à tout âge, mais également à toute époque car quoi qu'il arrive, l'homme enamouré reproduira toujours les mêmes actes, se débattra toujours dans ses propres contradictions et vibrera toujours de la même manière.


Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec la quatrième de couverture quand elle explique que l'adolescent préfère prendre la fuite quand il apprend que sa maîtresse est enceinte. J'ignore quelle a été la conduite de Raymond Radiguet mais dans le livre, le jeune homme s'efface au profit de Jacques, en espérant que ce dernier croira que l'enfant est de lui. Ce n'est pas la même chose. Radiguet a rendu son personnage très romantique.

En définitive, j'ai bien aimé ce livre, rapide à lire. Je vous le recommande chaleureusement.

 

En outre, j'y ai relevé quelques citations remarquables (à mon sens !) :

 

- A propos de l'amour -

"J'ignorais que servitude pour servitude, il vaut encore mieux être asservi par son coeur que l'esclave de ses sens."

 

- A propos de la séparation -

"Le malheur ne s'admet point. Seul, le bonheur semble dû."

 

- A propos de la mort (prémonitoire de Raymond Radiguet) -

"Un homme désordonné qui va mourir et ne s'en doute pas met soudain de l'ordre autour de lui. Sa vie change. Il classe des papiers. Il se lève tôt, il se couche de bonne heure. Il renonce à ses vices. Son entourage se félicite. Aussi sa mort brutale semble-t-elle d'autant plus injuste. Il allait vivre heureux."


 

A noter, pour conclure, que ce livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1947 signée Claude Autant-Lara avec Gérard Philipe et Micheline Presle dans les rôles principaux. A sa sortie, ce film avait été vivement critiqué car il banalisait l'adultère auprès de la jeunesse endiablée de l'après-guerre.

 

Allez vite découvrir l'avis de Fran6h sur ce livre. 

Je vous invite également à lire un article très étoffé en allant chez Amsterix.


 

Ma note : 4 / 5.


 

Ce livre, lu dans le cadre du challenge J'AIME LES CLASSIQUES, organisé par Marie L, est le 27ème lu depuis le début de l'année.

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