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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 13:51

 

Challenge anglais

 

4ème de couv' :

Le colosse décapité chancela comme un géant ivre ; mais il ne tomba pas. Par un véritable miracle, il retrouva son équilibre et sans plus prendre garde où il allait, l'étui générateur du Rayon Ardent maintenu rigide en l'air, il s'élança rapidement dans la direction de Shepperton. L'intelligence vivante, le Martien qui habitait la tête, avait été tué et lancé aux quatre vents du ciel, et l'appareil n'était plus maintenant qu'un simple assemblage de mécanismes compliqués tournoyant vers la destruction. Il s'avançait, suivant une ligne droite, incapable de se guider. Il heurta la tour de l' église de Shepperton et la démolit, comme le choc d'un bélier aurait pu le faire ; il fut jeté de côté, trébucha et s'écroula dans la rivière avec un fracas formidable.

 

 

Mon avis :

249 pages. Roman publié en 1898.

Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas un très grand fan de littérature SF, spécialement quand le sujet traite du vilain méchant Martien débarquant sur Terre pour exterminer toute espèce vivante. Seulement là, on s'attaque à un monument, un classique du genre.

Imaginez seulement que ce roman a été publié en 1898 (oui, on sait, tu viens de l'écrire plus haut !!!) Cela signifie que, bien avant les séries Z des années 50, quelqu'un a su imaginer, anticiper des événements qui pourraient peut-être un jour se dérouler.

H.G. Wells est plus qu'un romancier, c'est un scientifique éclairé, aux faits des avancées technologiques de son temps, voire du nôtre... C'est le Jules Verne Britannique, en quelque sorte.

 

Bon, pour ce qui est du résumé, je viens de vous en brosser un portrait, certes peu flatteur, mais je crains qu'il n'y ait pas grand-chose d'autre à ajouter.

Malgré tout, j'ai bien aimé. Le style est fluide, cela se lit assez vite. Pour avoir vu le film avec Tom Cruise (que je n'ai pas apprécié plus que cela !), je ne me souvenais pas d'une opposition aussi franche entre les deux camps. Il y a une vraie stratégie militaire qui se met en place pour tenter de contrer l'avancée des Martiens. Stratégie vouée à l'échec tant la supériorité technologique des aliens est supérieure à l'intelligence humaine de la fin du XIXème siècle.

 

Le personnage principal fuit, se terre des jours entiers pour échapper à la mort. Les Martiens se nourrissent de l'homme, peuvent les réduire à l'état d'esclavage en un seul claquement de tentacule métallique ! Bientôt, une herbe rougeâtre colonise les sols et recouvre tout. Le Rayon Ardent, dont chaque Martien est pourvu, a une puissance hautement destructrice, bien plus que les canons désuets des hommes.

L'homme est-il condamné à l'extinction ? Les Martiens vont-ils élire domicile sur la planète ? Même si vous connaissez déjà la réponse (je ne serai pas en train de vous écrire sur Over Blog dans le cas contraire !!! Ou pas sous cette forme-là, alors...), je dois avouer que H.G. Wells a forcé mon admiration dans l'écriture du dénouement.

 

Je ne vous en dis pas plus, évidemment... Pour toutes celles et ceux qui ne connaitraient pas encore ce roman, ruez-vous sur ces quelques pages de lecture : vous vous apercevrez que cet opus est à l'origine de nombre de livres, de scénarios et d'adaptations cinématographiques aux intrigues bien moins heureuses.

 

En résumé, cet écrivain n'a pas fini de me surprendre. Je pense que dans un avenir proche, je lirai La machine à explorer le temps...

 

Comme toujours, je vous laisse découvrir la bande-annonce du remake de la guerre des mondes, réalisé par Steven Spielberg. Bon, reconnaissons-le : nous sommes assez loin de l'écriture originale. Mais cela reste un bon divertissement digne des gros Blockbusters Hollywoodiens. 

 

 

 

A noter, avant de conclure qu'Orson Welles, en 1938, a fait souffler un vent de panique aux Etats-Unis, en adaptant le roman à la radio avec une troupe de théâtre... preuve du talent de ce dernier et de la portée dudit roman.

 

D'autres avis vous intéressent ? (Comment ça ? Vous n'avez pas apprécier le mien ?!?) Allez donc voir par ici : Angie, Chiwi, Oxymores, Hydromielle et Jana

 

 

Ma note : 4 / 5.

 

Retrouvez également mon avis sur l'homme invisible, du même auteur.

 

Ce livre, parcouru dans le cadre du challenge GOD SAVE THE LIVRE, organisé par Antoni (hé, mais c'est moi !!!), est le 18ème roman lu depuis le début de l'année.

 

 

 

 

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Published by ANTONI - dans H.G Wells
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 21:45

 Challenge anglais

 

 

4ème de couv' :

Mme Hall, l'aubergiste, a un drôle de client. Quel secret cache-t-il derrière ces lunettes noires, sous ces bandes serrées tout autour de sa tête ? Que fabrique-t-il, enfermé avec tant de bouteilles ? Et pourquoi ces colères dès qu'on le contrarie ?

Depuis qu'il est dans le pays, c'est chaque jour un nouveau mystère : l'argent disparaît, les objets se déplacent tout seuls... Cet homme est dangereux !

 

  L'Homme invisible (Couverture du livre)

 

Mon avis :

285 pages. Roman publié en 1897.

Lecture sympathique, accessible dès le plus jeune âge.

D'emblée, j'aurais envie de préciser de ne pas se fier à la couverture de ce livre : cet homme n'a rien d'un gentleman.


En termes de facultés allant au-delà du naturel, nous sommes même assez loin, par exemple, du côté débonnaire de Léon Dutilleul, le fameux passe-muraille de Marcel Aymé. Griffin, puisque c'est ainsi qu'il est finalement nommé (on ne l'apprend qu'à la moitié du livre !) est un être taciturne, violent, asocial... mais comment pourrait-il en être autrement lorsque l'on connaît son terrible secret ?

Personne ne comprendrait et, en vérité, personne n'a compris. Il va être démasqué et chassé inlassablement. Conscient de détenir un pouvoir à nul autre pareil, il va progressivement perdre pied...


En vérité, L'homme invisible est une réflexion sur la différence, l'isolement et l'intolérance qui les accompagne régulièrement. Herbert George Wells va alors en profiter pour nous donner une version personnelle de ce que l'on peut répondre face aux quolibets des gens bien pensants. Plutôt que de s'attarder sur les possibilités gigantesques offertes à un homme doué d'invisibilité, il va développer chez lui une pulsion dévastatrice, un désir de vengeance qui dicteront son comportement jusqu'au bout...

Je n'en écrirai pas plus, comme d'habitude, de manière à ménager le suspense pour le nouveau lecteur et ne pas, par la même occasion, l'orienter dans tel ou tel cheminement de pensée.

 

H.G Wells a su, à mon sens, progresser dans son histoire, sans trop nous en dévoiler, avant d'expliquer (de manière scientifique) ce qui apparait, encore aujourd'hui, comme impossible, improbable... permettant ainsi à son récit de traverser le temps sans encombre. Combien d'oeuvres nous semblent désuètes aujourd'hui ? Ce n'est pas le cas de l'homme invisible, transposable dans toutes les époques.


Ce roman constitue un bon livre même si je regrette l'acharnement du personnage principal. J'aurais aimé que le sujet soit traité avec plus de légèreté. Cela n'est que mon avis mais c'est peut-être dommage de ne pas avoir approfondi le sujet.

Je suis différent, je ne suis pas comme vous ; vous ne me comprenez pas ; la morale, comme vous, ne l'accepte pas, vous n'êtes pas comme moi ; vous êtes différents de moi, je vais donc éliminer quiconque se mettra en travers de mon chemin. Pourquoi pas ?

 

Griffin souffre, c'est évident. Je vous laisse à ce passage du livre pour vous en persuader, si besoin :

"Avant cette folle expérience, j'avais rêvé tous les avantages du monde. Cet après-midi, tout n'était plus que déception. Je récapitulais toutes les choses que l'homme tient pour désirables. Pas de doute que l'invisibilité me rendît possible d'y atteindre ; mais elle me mettait dans l'impossibilité d'en jouir, une fois que je les aurais obtenues. Pour l'ambition, pour l'orgueil, de quel prix est une place où il ne vous est pas permis de vous montrer ?"

 

Vous trouverez ici d'autres avis de lecteurs : Bénédicte, Nébal...

 

Ce roman, fort d'un succès retentissant de par le monde, a naturellement fait l'objet d'un certain nombre d'adaptations cinématographiques. Pour ma part, et même si je sais que le film des années 30 ou la série des années 50 ont frappé l'imaginaire de certains, je ne résiste pas à l'envie de vous (re-)montrer le générique de la série américaine, avec David Mac Callum... (incroyable : cette série, diffusée aux Etats-Unis en 1975, ne comporte que treize épisodes ?!?)

 



 

Ma note : 3.5 / 5

 


 

 

Ce livre, le 2ème lu depuis le début de l'année, inaugure ma participation au challenge GOD SAVE THE LIVRE.

 


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