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  • : Ce blog vous permet de découvrir mon premier roman et plus généralement ma passion pour l'écriture.
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:00

 

defi_classique.jpg

 

4ème de couv' :

 Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.

Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour.

 

Mon avis :

215 pages. Publié en 1947.

Pfiouuu ! Tel que vous me lisez, je suis fort embêté. Si vous vous promenez de temps à autre sur ce blog, vous savez que c'est le deuxième livre de Boris Vian que je parcours. Je vous invite à vous arrêter ICI pour vous en persuader, le cas échéant. Avant d'ouvrir cet ouvrage, Boris Vian représentait, à mes yeux, un auteur classique, un nom qui compte dans la littérature française. Ce livre, avec ce titre poétique, une vision du déclin du monde et de la fuite du temps, augurait un agréable moment de lecture.

 

A ce propos, je vous renverrai sur la présentation et plus particulièrement sur les commentaires des lecteurs sur le site Amazon.fr.

Les avis semblent unanimes.

Au risque de me faire l'avocat du diable, je peux bien vous avouer à présent que... j'ai détesté ce livre. Il est tellement farfelu, saugrenu, à lire au 40ème degré que je me suis allègrement brûlé les phalanges.

 

Je reconnais un mérite conséquent à l'auteur : il est le maître incontesté de l'image et de la métaphore. Malheureusement, je ne suis pas du tout rentré dans son délire. Sans doute devrais-je le relire bien plus tard et aurais-je une approche toute autre ? Aujourd'hui, je suis déçu.

Et je ne comprends pas.

Ce roman figure parmi les classiques de la littérature. Il est régulièrement proposé au collège et au lycée par les professeurs. (à cette époque, j'aurais probablement  apprécié ce roman, à nul autre pareil ; cela change des classiques). Certes, j'ai relevé quelques formules bien senties comme "passage à tabac de contrebande", notamment. De même, il y a des innovations verbales étonnantes : l'antiquaire devient l'antiquitaire, le pompier devient le pompeur. Toutefois, ne me demandez pas l'utilité d'une telle innovation.

Mais, pour le reste... Je suis plutôt bon public, j'ai bien ri une à deux fois mais la plupart du temps, j'ai trouvé ça un peu lourd.

 

Comme je l'écrivais plus haut, je suis embêté. Ce n'est pas rien. L'on parle tout de même  de Boris Vian, un poète brillant du siècle dernier. Je ne suis peut-être pas assez ouvert ?

 

J'ai suivi Colin comme je l'ai pu, mais je l'ai mal accompagné tant je ne reconnaissais rien.  L'homme est prêt à tout, jusqu'à dilapider sa fortune, pour sauver sa femme Chloé, malade. Un nénuphar pousse dans ses poumons (normal !), empêchant la pauvre femme de respirer normalement. Loin du symbole du mal qui ronge que représente le nénuphar, c'est le traitement qui intrigue : deux cuillerées d'eau par jour ainsi que des fleurs à profusion dans sa chambre d'hôpital. La présence de fleurs plus superbes les unes que les autres va contrecarrer l'épanouissement du nénuphar, soudainement pris de jalousie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


La loufoquerie aurait pu être le thème général de ce roman mais je n'en suis même pas sûr. Je ne suis même pas d'accord avec la 4ème de couv' (très vendeuse) quand il est expliqué que les quatre personnages principaux passent leur temps à patiner : une seule fois, il est mentionné dans le livre que Colin et Chick se rendent à la patinoire. Et, quand ils en ressortent en toute hâte, Colin décapite, à coups de patins à glace, un employé qui prend trop de temps pour leur remettre leurs souliers. Normal, une fois encore. On parlera, comme le stipule la 4ème de couv', de décalage incongru !

 

Mes futurs détracteurs me parleront d'image, de la symbolique du geste. Sans doute... mais je n'adhère pas. Je compte sur l'avis de certains pour éventuellement me remettre dans le droit chemin car là, j'ai l'impression de m'être perdu dans ce choix de lecture. Je reste, à ce sujet, ouvert à la discussion car j'aurais bien envie que l'on m'explique le message du livre. Je sais faire preuve d'imagination et rêver, dans l'absolu mais là, ça ne passe pas. J'espère ne pas être le seul à penser ainsi ?!? (soupir angoissé)

 

Par ailleurs, il y a eu une adaptation ciné, daté de 1968 de ce livre, avec notamment Jacques Perrin et Marie-France Pisier. Peut-être le film me permettrait-il de me réconcilier avec l'histoire ?

 

 

Ma note : une tomate* / 5.

 

* Comme j'ai un peu (beaucoup ?) de respect pour l'auteur, je n'ai pas envie de le descendre impunément (et puis, je ne suis personne par rapport à lui). Je l'avais gratifié de la note d'une banane / 5 lors de ma première lecture, cette fois-ci, ce sera la tomate, qui est, de loin, mon fruit préféré. Si c'est pas du respect, ça ? Et ce ne sera pas plus bizarre que l'univers de ce grand monsieur.

 

Pour vous faire une autre idée, courez vite chez Philippe pour découvrir son avis.

 

Ce livre, lu dans le cadre du challenge J'AIME LES CLASSIQUES organisé par Marie L., est le 33ème lu depuis le début de l'année.

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commentaires

Yv 21/03/2013 17:08

Boris Vian n'est pas un auteur pour ados comme on le laisse penser trop souvent. personnellement, j'aime beaucoup, dont l'écume des jours. c'est évidemment un monde loufoque plein d'inventions, on
nage en plein irréalisme pour ne pas dire surréalisme. Il ne faut pas le lire en essayant de se raccrocher à un monde réel. j'ai lu ce livre il y a assez longtemps, je reprends de temps en temps un
Boris Vian ou un Vernon Sullivan (je ne jette rien de ces auteurs). Je crois que ce sont des romans dans lesquels il faut entrer, après est-il utile d'y chercher des explications plus ou moins
intellectuelles ?
Michel Gondry sort très bientôt sa version de L'écume des jours, je suis assez impatient de voir la rencontre des deux.

ANTONI 22/03/2013 10:38



Salut Yv,


je connais encore assez mal l'oeuvre de Boris Vian. Du peu que je sais, il faut savoir prendre ses ouvrages au millième degré. L'on y parvient, avec plus ou moins de bonheur. Pour ma part, je
n'ai pas adhéré à son "projet" dans l'écume des jours. Plus tard peut-être...


Ce n'est, malgré tout, pas le seul ouvrage que j'ai lu de lui. Je te mets le lien du double-roman que j'ai parcouru, signé Vernon Sullivan. Peut-être l'as-tu lu ?


http://passion-livre.over-blog.com/article-un-livre-de-boris-vian-42948970.html


Bon week-end et à bientôt...


Cordialement,



philippe 16/12/2010 20:11


Pour ma part, j'avais trouvé ce livre particulier et c'est clair qu'il faut mettre tout ces apriori de côté. J'ai aimé sa vision de l'amour, sa réflexion sur le travail qui empêche les personnes de
prendre le temps de réfléchir sur leur vie...C'est un livre écrit en 1947, alors peut être que c'est Boris Vian qui a inspiré Jean Roucas au niveau de l'humour!

Après chacun ces goûts! Chacun ses classiques aussi...Il y a tout les styles de classiques.

Sinon Antony, quel est le principe de "j'aime les classique"?


ANTONI 16/12/2010 20:56



Bonsoir Philippe, dans mon article, j'ai précisé être embêté. Ce roman ne m'a malheureusement pas réconcilié avec Boris Vian. Pour autant, je pense que je poursuivrai l'expérience.


Le challenge J'AIME LES CLASSIQUES consiste à lire un roman et d'en faire un article. Entre dans la catégorie CLASSIQUES tout livre, français ou étranger, écrit avant 1960. C'est Marie L.,
l'organisatrice du challenge qui a fixé cette "règle". Je t'invite à aller sur son blog si tu veux plus d'éléments.


Bonne soirée Philippe et à bientôt, j'espère.


Amicalement,


PS : Euh... Philippe, avec un peu de recul, je place Boris Vian à des années-lumière de... Jean Roucas !!!



Gaëlle 15/12/2010 07:19


Dommage ... Comme tu le dis, j'ai lu ce livre au collège (ou lycée je ne sais plus ...) sous la "pression" du prof ... Et bien pour une fois, j'avais adoré ! J'en garde un excellent souvenir : un
pur délire dans lequel j'avais plongé la tête la première ! Mon souvenir : la partie de pêche dans les canalisations de la cuisine ... Tu me donnes envie de rouvrir cette histoire : je verrai si
les sensations restent les mêmes.


ANTONI 15/12/2010 12:21



Un pur délire : c'est bien résumé. Comme je l'écris dans mon article, je ne m'attendais pas du tout à cela. C'est pour quoi je suis un peu resté sur ma faim. Si je l'avais lu au collège ou au
lycée, j'aurais certainement réagi autrement.


Merci de ton passage, Gaëlle et à bientôt, j'espère.


Amicalement,



Marie 02/12/2010 10:01


Je n'apprécie pas absolument tous les romans de Boris Vian, certains sont difficiles. Par contre, j'ai adoré L'écume des jours ! Il est clair que c'est un gros délirium, je comprends qu'on puisse
ne pas aimer !!! :-)


ANTONI 02/12/2010 10:22



Salut Marie, à vrai dire, je m'étais tellement fait monts et merveilles de cet auteur que je n'en suis pas revenu. Aujourd'hui, avec du recul, je me dis qu'il faut prendre ses livres comme l'on
regarde un Monty Python par exemple. Personnellement, j'adore cet humour-là. Je ne pense pas relire du Vian mais bon, l'expérience n'est, en définitive, pas un si gros fiaco que cela !!!



Angie B 14/11/2010 18:42


Bonsoir Antoni,
Il y a des livres qui ne nous parlent pas et on se dit peut-être qu'en le relisant plus tard...Ca m'est arrivé. Je n'ai pas eu "la chance" de le lire au lycée mais j'ai déjà entendu parler du
"Nénuphar dans les poumons". Peut-être qu'un jour, je me ferais ma propre opinion, là dessus. En attendant, merci pour ce partage littéraire.


ANTONI 14/11/2010 20:13



Merci à toi Angie d'être passé.


Bonne soirée et à bientôt, j'espère.


Amicalement,